Réf
45944
Juridiction
Cour de cassation
Pays/Ville
Maroc/Rabat
N° de décision
188/2
Date de décision
04/04/2019
N° de dossier
2018/2/3/1561
Type de décision
Arrêt
Chambre
Commerciale
Thème
Mots clés
قرارات محكمة النقض, Voies de recours, Tardiveté, Rejet, Recevabilité, Procédure civile, Notification au greffe, Notification, Loi organisant la profession d'avocat, Election de domicile, Délai d'appel, Barreau, Avocat, Appel
Base légale
Article(s) : 38 - Dahir n° 1-08-101 du 20 chaoual 1429 (20 octobre 2008) portant promulgation de la loi n° 28-08 modifiant et complétant la loi organisant la profession d’avocat
Source
Non publiée
C'est à bon droit qu'une cour d'appel déclare irrecevable, comme tardif, l'appel formé par une partie dont l'avocat, inscrit à un barreau extérieur au ressort de la cour, n'a pas élu de domicile professionnel dans ledit ressort, dès lors qu'il résulte des pièces de la procédure que cet avocat a été valablement convoqué par notification au greffe de la juridiction, conformément aux dispositions de l'article 38 de la loi organisant la profession d'avocat.
محكمة النقض - الغرفة التجارية القسم الثاني - القرار عدد 2/188 - المؤرخ في 2019/04/04 - ملف تجاري عدد 2018/2/3/1561
بناء على مقال النقض المودع بتاريخ 2018/08/16 من طرف الطالبة المذكورة أعلاه بواسطة نائبها الأستاذ عبد الواحد (م.) الرامي إلى نقض القرار رقم 2574 الصادر بتاريخ 2018/5/16 عن محكمة الاستئناف التجارية بالدار البيضاء في الملف عدد : 2018/8206/1576.
و بناء على الأوراق الأخرى المدلى بها في الملف.
و بناء على قانون المسطرة المدنية المؤرخ في : 28 شتنبر 1974.
و بناء على الأمر بالتخلي والإبلاغ الصادر في : 2019/3/14.
و بناء على الإعلام بتعيين القضية في الجلسة العلنية المنعقدة بتاريخ : 2019/04/04.
و بناء على المناداة على الطرفين و من ينوب عنهما وعدم حضورهم.
و بعد تلاوة التقرير من طرف المستشار المقرر السيد حميد ارحو والاستماع إلى ملاحظات المحامي العام السيد محمد صادق.
و بعد المداولة طبقا للقانون:
حيث يستفاد من مستندات الملف ومن القرار المطعون فيه أن المطلوب استصدر حكما عن المحكمة التجارية بالرباط بتاريخ 2017/11/02 قضى على الطاعنة بأداء واجبات الكراء و بإفراغ المحل المدعى فيه، استأنفته المحكوم عليها ، فقضت محكمة الاستئناف التجارية بعدم قبول الاستئناف لوقوعه خارج الأجل القانوني و هو القرار المطلوب نقضه.
حيث تعيب الطاعنة على القرار في الوسيلتين الأولى و الثانية مجتمعتين خرق القانون و حقوق الدفاع بدعوى أن القرار المطعون فيه جاء فيه انه تم تبليغ دفاع الطاعنة بواسطة كتابة الضبط لعدم الإدلاء بعنوان المخابرة معه بدائرة الاستئناف المصدرة للقرار وهو أمر لم يتم و حتى على فرض حصوله كان من الواجب العمل على تبليغ الطاعنة بعنوانها الوارد بمقالها الاستئنافي . و أن عدم تبليغها لم يمكنها من الاطلاع على الوثيقة المدلى بها و التي تم اعتمادها و إعمالها في صدور القرار الاستئنافي الذي اضر بحقوقها مما يعرض القرار للنقض.
لكن حيث انه بالاطلاع على محضر الجلسات تبين ان دفاع الطاعنة بلغ بالمذكرة الجوابية المتضمنة للدفع بعدم القبول الاستئناف شكلا لوقوعه خارج الأجل القانوني ، و المرفقة بشهادة تبليغ الجهة المستأنفة ، بكتابة ضبط محكمة الاستئناف التجارية بالدار البيضاء للجلسة الأولى بتاريخ 2018/4/18 و الثانية بتاريخ 2018/5/09 و ذلك حسب الثابت من شهادتي التسليم لكونه ينتمي لهيئة المحامين بالرباط و لم يعين محل المخابرة معه بدائرة الاستئناف التجارية بالدار البيضاء مصدرة القرار المطعون فيه كما توجب ذلك المادة 38 من قانون المحاماة . وان المحكمة لم تكن بحاجة لاستدعاء الطاعنة بعنوانها مادام ينوب عنها دفاعها الأستاذ عبد الواحد (م.) المحامي بهيئة الرباط . و بالتالي يكون القرار قد جاء غير خارق للمقتضيات المحتج بخرقها، وما بالوسيلتين غير جدير بالاعتبار ./.
لهذه الأسباب
قضت محكمة النقض برفض الطلب و تحميل الطالبة الصائر.
Cour de cassation - Chambre commerciale, Deuxième section - Arrêt n° 2/188 - En date du 04/04/2019 - Dossier commercial n° 2018/2/3/1561
Vu le pourvoi en cassation formé le 16/08/2018 par la demanderesse susmentionnée, par l’intermédiaire de son avocat Maître Abdelouahed (M.), tendant à la cassation de l’arrêt n° 2574 rendu le 16/05/2018 par la Cour d’appel de commerce de Casablanca dans le dossier n° 2018/8206/1576.
Vu les autres pièces produites au dossier.
Vu le Code de procédure civile du 28 septembre 1974.
Vu l'ordonnance de soit-communiqué en date du 14/03/2019.
Vu l'avis de fixation de l'affaire à l'audience publique du 04/04/2019.
Vu l'appel des parties et de leurs représentants et leur défaut de comparution.
Après lecture du rapport par le conseiller rapporteur, Monsieur Hamid Arhou, et après avoir entendu les observations de l'avocat général, Monsieur Mohamed Sadik.
Et après en avoir délibéré conformément à la loi :
Attendu qu'il ressort des pièces du dossier et de l'arrêt attaqué que l'intimé a obtenu un jugement du Tribunal de commerce de Rabat en date du 02/11/2017, condamnant la demanderesse au pourvoi au paiement de loyers et à l'expulsion des lieux objet du litige ; que la partie condamnée a interjeté appel de ce jugement, à la suite de quoi la Cour d'appel de commerce a déclaré l'appel irrecevable pour tardiveté ; arrêt qui fait l'objet du présent pourvoi.
Attendu que la demanderesse au pourvoi, en ses premier et deuxième moyens réunis, fait grief à l'arrêt d'une violation de la loi et des droits de la défense, au motif que l'arrêt attaqué a énoncé que la notification à l'avocat de la demanderesse a été effectuée au greffe au motif qu'il n'avait pas élu domicile professionnel dans le ressort de la Cour d'appel qui a rendu la décision, ce qui, selon elle, n'a pas eu lieu ; et que, même à supposer que cela se soit produit, il aurait fallu procéder à la notification à la demanderesse elle-même, à l'adresse indiquée dans sa requête d'appel. Et que ce défaut de notification l'a empêchée de prendre connaissance de la pièce produite et sur laquelle s'est fondé l'arrêt d'appel, portant ainsi atteinte à ses droits, ce qui expose ledit arrêt à la cassation.
Mais attendu qu'il ressort de l'examen des procès-verbaux d'audience que les conclusions en réponse, contenant l'exception d'irrecevabilité de l'appel pour tardiveté et accompagnées de l'attestation de notification à la partie appelante, ont bien été notifiées à l'avocat de la demanderesse au greffe de la Cour d'appel de commerce de Casablanca pour l'audience du 18/04/2018 et celle du 09/05/2018, ainsi qu'il est établi par les deux accusés de réception ; et ce, au motif qu'appartenant au barreau de Rabat, il n'avait pas élu domicile professionnel dans le ressort de la Cour d'appel de commerce de Casablanca qui a rendu l'arrêt attaqué, ainsi que l'exige l'article 38 de la loi organisant la profession d'avocat. Et que la Cour n'était pas tenue de convoquer la demanderesse à son adresse personnelle dès lors qu'elle était représentée par son avocat, Maître Abdelouahed (M.). Partant, l'arrêt n'a violé aucune des dispositions dont la violation est invoquée, et les deux moyens ne sont pas fondés.
PAR CES MOTIFS
La Cour de cassation rejette le pourvoi et condamne la demanderesse aux dépens.
Le présent arrêt a été rendu et prononcé en audience publique à la date susmentionnée, en la salle d'audiences ordinaires de la Cour de cassation à Rabat, et la Cour était composée de Madame Khadija El Bayne, présidente de chambre, en qualité de présidente, et de Messieurs Hamid Arhou, conseiller rapporteur, Mohamed El Keraoui, Hassan Serrar et Said Choukib, en qualité de conseillers, en présence de Monsieur Mohamed Sadik, avocat général, et avec l'assistance de Madame Amina Benazzi, greffière.
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