Réf
43371
Juridiction
Cour d'appel de commerce
Pays/Ville
Maroc/Marrakech
N° de décision
233
Date de décision
01/01/1970
N° de dossier
2024/8232/1235
Type de décision
Arrêt
Thème
Mots clés
Validité de la notification, Refus de réception, Recevabilité, Notification, Faux incident, Domicile, Délai d'appel, Cour d'appel de commerce, Appel
Base légale
Article(s) : 18 - 19 - Dahir n° 1-97-65 du 4 kaada 1417 (12 février 1997) portant promulgation de la loi n° 53-95 instituant des juridictions de commerce
Article(s) : 54 - 94 - 328 - 429 - Dahir portant loi n° 1-74-447 du 11 ramadan 1394 (28 septembre 1974) approuvant le texte du code de procédure civile (CPC)
Source
Non publiée
L’appel interjeté hors du délai légal de quinze jours prévu par la loi instituant les juridictions de commerce est irrecevable. La Cour d’appel de commerce juge qu’un appelant ne saurait utilement contester la régularité de la notification du jugement du Tribunal de commerce en invoquant une erreur d’adresse, dès lors qu’il est établi que cette adresse a été utilisée de manière constante par l’intéressé comme domicile dans de multiples procédures judiciaires antérieures. Un tel usage constant confère à l’adresse une validité pour la signification des actes, rendant la notification qui y est faite parfaitement régulière et faisant courir le délai d’appel. Par ailleurs, la simple dénégation d’une signature apposée sur un acte officiel de notification est inopérante, la mise en œuvre d’une procédure d’inscription de faux étant la seule voie de droit recevable pour contester la véracité d’un tel acte. En conséquence, la forclusion étant acquise, l’appel tardif doit être déclaré irrecevable.
الكائن بحي الزناكي اورير الوارد بالحكم المستأنف والذي بلغ فيه خلال المرحلة الابتدائية لجلسة 2019/4/11 فرفض ابوه احمد (ب.) التوصل والتوقيع وبلغ كذلك لجلسة 2019/5/9 فرفضت امه التوصل وبلغ به أيضا لجلسة 2022/2/12 فرجع استدعاؤه بالبريد بملاحظة غير مطلوب وهو ذات العنوان الذي بلغه به الخبير عبد القادر اكر – الذي تم انتدابه لتحديد ثمن بيع الباخرة وذلك بواسطة المفوض القضائي فضل الله ايمعلاي الذي ضمن محضر التبليغ انه انتقل لهذا العنوان فاستقبله ابوه احمد (ب.) حسب تصريحه وتسلم منه الاستدعاء ورفض التوقيع ، كما انه بالرجوع لوثائق الملف يلفى على ان المستأنف باشر عدة مساطر قضائية متخذا العنوان المطعون فيه موطنا له ويتجسد ذلك في المقال المتعلق بالصعوبة في تنفيذ الحكم المستأنف المرفوع من قبله لرئيس المحكمة التجارية باكادير الذي صدر فيه الأمر عدد 270 بتاريخ 2024/3/26 موضوع الملف عدد 2024/8109/346 الذي قضى برفض الطلب وهو نفس العنوان الذي سجل به أيضا المستأنف المقال الاستئنافي الصادر بشأنه القرار الاستئنافي عدد 2184 بتاريخ 2021/12/1 موضوع الملف عدد 2020/8202/753 وهو نفس العنوان الوارد كذلك في المقال المرفوع من قبله للمحكمة الابتدائية التجارية باكادير الذي صدر فيه الحكم عدد 152 بتاريخ 2022/1/26 موضوع الملف عدد 2021/8213/483 وهو ذات العنوان الوارد أيضا بالأمر عدد 338 الصادر عن نائب رئيس المحكمة الابتدائية التجارية باكادير بتاريخ 2021/5/5 وكان فيه المستأنف مدعيا بما يستفاد منه ان هذا العنوان يعتبر موطنا للمستأنف وان التبليغ الحاصل به غير مشوب باي خرق ومساير لمقتضيات الفصل 54 من ق م م ، كما انه لا مجال لمباشرة مسطرة الزور الفرعي مادام ان المستأنف لم يتقدم بمقال نظامي بهذا الخصوص وفقا لمقتضيات الفصل 94 من ق م م الذي اعتبره طلبا عارضا مشيرا في مقاله الاستئنافي وباقي المذكرات انه يحتفظ لنفسه بحق الطعن بالزور الفرعي دون ان يفعل ، كما انه لا يكفيه انكار الخط مادام ان الامر يتعلق بوثيقة رسمية لا يجوز الطعن فيها الا بالزور الفرعي بما يترتب عنه عدم قبول هذا الاستئناف مع تحميل المستأنف الصائر.
لهذه الأسباب
فإن محكمة الإستئناف التجارية بمراكش وهي تبت حضوريا وعلنيا.
بعدم قبول الاستئناف مع تحميل المستأنف الصائر.
وبهذا صدر القرار في اليوم والشهر والسنة أعلاه بنفس الهيئة التي شاركت في المناقشة.
الرئيس والمقرر
كاتب الضبط
située dans le quartier Znaki Ourir, mentionnée dans le jugement entrepris, où il a été notifié lors de la phase initiale pour l’audience du 11 avril 2019, mais son père, Ahmed (B.), a refusé de recevoir et de signer, et il a également été notifié pour l’audience du 9 mai 2019, mais sa mère a refusé de recevoir, et il a également été notifié pour l’audience du 12 février 2022, mais sa convocation est revenue par courrier avec la mention « non réclamé », et il s’agit de la même adresse où il a été notifié par l’expert Abdelkader Akr – qui a été désigné pour déterminer le prix de vente du navire – par l’intermédiaire de l’huissier de justice Fadlallah Imalai, qui a mentionné dans le procès-verbal de notification qu’il s’est rendu à cette adresse et a été reçu par son père, Ahmed (B.), selon sa déclaration, qui a reçu la convocation et a refusé de signer. De plus, en se référant aux pièces du dossier, il apparaît que l’appelant a engagé plusieurs procédures judiciaires en prenant l’adresse contestée comme domicile, ce qui se manifeste dans la requête relative à la difficulté d’exécution du jugement entrepris déposée par lui auprès du président du Tribunal de commerce d’Agadir, qui a rendu l’ordonnance n° 270 en date du 26 mars 2024 dans l’affaire n° 2024/8109/346, qui a rejeté la demande, et c’est également la même adresse où l’appelant a également enregistré la requête d’appel qui a donné lieu à l’arrêt d’appel n° 2184 en date du 1er décembre 2021 dans l’affaire n° 2020/8202/753, et c’est également la même adresse mentionnée dans la requête déposée par lui auprès du Tribunal de première instance de commerce d’Agadir, qui a rendu le jugement n° 152 en date du 26 janvier 2022 dans l’affaire n° 2021/8213/483, et c’est également la même adresse mentionnée dans l’ordonnance n° 338 rendue par le vice-président du Tribunal de commerce d’Agadir en date du 5 mai 2021, dans laquelle l’appelant était demandeur, ce qui implique que cette adresse est considérée comme le domicile de l’appelant et que la notification qui y a été effectuée n’est entachée d’aucune violation et est conforme aux exigences de l’article 54 du Code de procédure civile, et qu’il n’y a pas lieu d’engager une procédure de faux incidente, étant donné que l’appelant n’a pas déposé de requête formelle à cet égard conformément aux dispositions de l’article 94 du Code de procédure civile, qui la considère comme une demande incidente, mentionnant dans sa requête d’appel et les autres mémoires qu’il se réserve le droit de contester la validité de l’acte pour faux sans le faire, et qu’il ne lui suffit pas de nier la signature, étant donné qu’il s’agit d’un document officiel qui ne peut être contesté que par une procédure de faux incidente, ce qui entraîne l’irrecevabilité de cet appel et la condamnation de l’appelant aux dépens.
Par ces motifs,
La Cour d’appel de commerce de Marrakech, statuant publiquement et en présence des parties,
Déclare l’appel irrecevable et condamne l’appelant aux dépens.
Ainsi prononcé le jour, mois et an susdits par la même formation qui a participé aux débats.
Le président et rapporteur
Le greffier
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