Réf
44963
Juridiction
Cour de cassation
Pays/Ville
Maroc/Rabat
N° de décision
455/1
Date de décision
15/10/2020
N° de dossier
2020/1/3/444
Type de décision
Arrêt
Chambre
Commerciale
Thème
Mots clés
قرارات محكمة النقض, Vente en l’état futur d’achèvement, Résolution du contrat, Pourvoi en cassation, Moyen nouveau, Mélange de fait et de droit, Juges du fond, Irrecevabilité, Inexécution contractuelle, Contrat de vente immobilière, Contrat de réservation
Source
Non publiée
Est irrecevable le moyen présenté pour la première fois devant la Cour de cassation, dès lors qu'il est mélangé de fait et de droit et n'a pas été soumis à l'appréciation des juges du fond.
محكمة النقض - الغرفة التجارية - القسم الأول - القرار عدد 1/455 - الصادر بتاريخ 2020/10/15 - في الملف التجاري عدد 2020/1/3/444
بناء على مقال النقض المودع بتاريخ 31 يناير 2020 من طرف الطالبة المذكورة بواسطة نائبها الأستاذ عبد الله (ش.)، والرامي إلى نقض القرار الصادر عن محكمة الاستئناف التجارية بالدار البيضاء تحت عدد 2490 بتاريخ 23-5-2019 في الملف رقم 1512-8202-2019.
وبناء على قانون المسطرة المدنية المؤرخ في 28 شتنبر 1978.
وبناء على الأمر بالتخلي والإبلاغ الصادر بتاريخ 2020/9/17
وبناء على الإعلام بتعيين القضية في الجلسة العلنية المنعقدة بتاريخ 2020/10/15
وبناء على المناداة على الطرفين ومن ينوب عنهما و عدم حضورهم.
وبعد تلاوة التقرير من طرف المستشار المقرر السيد محمد كرام والاستماع إلى ملاحظات المحامي العام السيد رشيد بناني.
وبعد المداولة طبقا للقانون
حيث يستفاد من مستندات الملف والقرار المطعون فيه ان المطلوبتين شفاء (ع.) وهناء (ع.) تقدمتا أمام المحكمة التجارية بالدار البيضاء بمقال عرضتا فيه انهما قامتا بحجز شقة بمشروع (ك. ب. ب.) (...) بمبلغ اجمالي قدره 1.194.960،00 درهما أدتا منه تسبيقا قدره 188.500،00 درهما وان المدعى عليها التزمت بتسليم الشقة في أجل أقصاه 2016/3/1 إلا أنها اخلت بالتزامها وعدلت عن انجاز المشروع ولم تلتزم بتسليم الشقة في الاجل المتفق عليه مما يجعل العقد الابتدائي مفسوخا بقوة القانون ملتمستين الحكم بفسخ العقد الابتدائي المؤرخ في 2014/4/4 مع ما يترتب عن ذلك من نتائج قانونية وارجاع اطراف الدعوى الى الحالة التي كانت عليها قبل التعاقد والحكم على المدعى عليها بإرجاعها له مبلغ 188.500،00 درهم مع التعويض عن التماطل قدره 80.000،00 درهم.
وبعد الجواب والتعقيب مع مقال إضافي رام الى الحكم بالفوائد القانونية من تاريخ اول مطالبة الى غاية الأداء و تمام الإجراءات أصدرت المحكمة التجارية حكمها القاضي بفسخ عقد الحجز الرابط بين الطرفين والمؤرخ ب 2014/4/19 – الصحيح 4-4-2014 – والحكم على المدعى عليها بإرجاعها للمدعيتين مبلغ التسبيق وقدره 188.500،00 درهما مع الفوائد القانونية من تاريخ الطلب وبرفض باقي الطلبات ايدته محكمة الاستئناف التجارية بموجب قرارها المطعون فيه بالنقض.
في شأن الوسيلة الفريدة :
حيث تنعى الطاعنة على القرار خرق الفصل 230 من قانون الالتزامات والعقود – خرق القانون - والعيب في التعليل الموازي لانعدامه بدعوى أن عقد الحجز المبرم بين طرفي الدعوى تضمن التزامات متبادلة ويبقى خاضعا لأحكام القواعد العامة ما دام انه خال مما يفيد انه انصب على عقار في طور الإنجاز لخلوه مما يفيد الانتهاء من اشغال الاساسات على مستوى الطابق الأرضي عند ابرامه ، وبالتالي لا مجال لإعمال شكليات بيع العقار في طور الإنجاز ، كما لا يشير الى خضوعه للقانون رقم 44-00 الى جانب ترتيبه لالتزامات متبادلة بين طرفيه وان من بين ما التزمت به المطلوبتين طبقا للبند 3 من العقد المحتج به عدم احتجاجهما بإبرام البيع النهائي وتسلم الشقة الا بعد حصولها على رخصة السكن وغيرها من الرخص الإدارية إضافة الى انجاز الرسم العقاري الخاص بالشقة موضوع البيع وان من التزم بشيء لزمه ، والقرار المطعون فيه لما لم يراع ما ذكر يكون خارقا للقانون ومشوبا بعيب في التعليل المعتبر بمثابة انعدامه مما تعين معه نقضه.
لكن حيث ان الطالبة لم يسبق لها التمسك بما جاء بالوسيلة امام قضاة الموضوع مما تكون معه إثارة جديدة اختلط فيها القانون بالواقع تعرض لأول مرة امام محكمة النقض مما تكون معه الوسيلة غير مقبولة.
لهذه الأسباب
قضت محكمة النقض برفض الطلب مع إبقاء المصاريف على الطالبة.
Cour de cassation - Chambre commerciale - Première section - Arrêt n° 1/455 - Rendu le 15/10/2020 - Dans le dossier commercial n° 2020/1/3/444
Vu le pourvoi en cassation déposé le 31 janvier 2020 par la demanderesse susmentionnée, par l'intermédiaire de son avocat Maître Abdellah (Ch.), tendant à la cassation de l'arrêt rendu par la Cour d'appel de commerce de Casablanca sous le n° 2490 le 23/05/2019 dans le dossier n° 1512-8202-2019.
Vu le Code de procédure civile du 28 septembre 1978.
Vu l'ordonnance de dessaisissement et de communication du 17/09/2020.
Vu l'avis de fixation de l'affaire à l'audience publique du 15/10/2020.
Vu l'appel des parties et de leurs représentants et leur non-comparution.
Après lecture du rapport par le conseiller rapporteur, M. Mohamed Karam, et après avoir entendu les observations de l'avocat général, M. Rachid Benani.
Et après en avoir délibéré conformément à la loi
Attendu qu'il ressort des pièces du dossier et de l'arrêt attaqué que les intimées, Chifaa (A.) et Hanaa (A.), ont présenté devant le Tribunal de commerce de Casablanca une requête dans laquelle elles ont exposé avoir réservé un appartement dans le projet (K. B. B.) (...) pour un montant total de 1.194.960,00 dirhams, dont elles ont versé un acompte de 188.500,00 dirhams ; que la défenderesse s'était engagée à livrer l'appartement au plus tard le 01/03/2016, mais qu'elle a manqué à son engagement, a renoncé à la réalisation du projet et n'a pas respecté le délai de livraison convenu, ce qui rend le contrat préliminaire résolu de plein droit ; sollicitant qu'il soit jugé la résolution du contrat préliminaire daté du 04/04/2014, avec toutes les conséquences de droit y afférentes, la remise des parties en l'état où elles se trouvaient avant de contracter, et la condamnation de la défenderesse à leur restituer la somme de 188.500,00 dirhams, ainsi qu'à des dommages-intérêts pour retard d'un montant de 80.000,00 dirhams.
Après réponse, réplique et conclusions additionnelles tendant à la condamnation aux intérêts légaux à compter de la première mise en demeure jusqu'à parfait paiement, et l'accomplissement de la procédure, le Tribunal de commerce a rendu son jugement prononçant la résolution du contrat de réservation liant les parties, daté du 19/04/2014 – date rectifiée au 04/04/2014 – et condamnant la défenderesse à restituer aux demanderesses le montant de l'acompte s'élevant à 188.500,00 dirhams, majoré des intérêts légaux à compter de la date de la demande, et rejetant le surplus des demandes. Ce jugement a été confirmé par la Cour d'appel de commerce par son arrêt, objet du présent pourvoi en cassation.
Sur le moyen unique de cassation :
Attendu que la demanderesse au pourvoi fait grief à l'arrêt de la violation de l'article 230 du Dahir des obligations et des contrats – violation de la loi – et d'un vice de motivation équivalant à son absence, au motif que le contrat de réservation conclu entre les parties comportait des obligations réciproques et demeurait soumis aux dispositions des règles générales, dès lors qu'il ne contenait aucun élément indiquant qu'il portait sur un immeuble en l'état futur d'achèvement, faute de justifier de l'achèvement des travaux de fondations au niveau du rez-de-chaussée lors de sa conclusion. Par conséquent, les formalités relatives à la vente d'immeuble en l'état futur d'achèvement n'étaient pas applicables. Le contrat n'indiquait pas non plus sa soumission à la loi n° 44-00 et instaurait des obligations réciproques entre les parties. Parmi les engagements souscrits par les intimées, conformément à la clause 3 du contrat invoqué, figurait celui de ne pas exiger la conclusion de la vente définitive et la livraison de l'appartement avant que la demanderesse n'ait obtenu le permis d'habiter et les autres autorisations administratives, en plus de l'établissement du titre foncier propre à l'appartement objet de la vente, et que celui qui s'est engagé à une chose y est tenu. En ne tenant pas compte de ces éléments, l'arrêt attaqué aurait violé la loi et serait entaché d'un vice de motivation assimilable à son absence, justifiant sa cassation.
Mais attendu que la demanderesse au pourvoi n'a jamais soulevé les arguments exposés dans le moyen devant les juges du fond, qu'il s'agit par conséquent d'un moyen nouveau, mêlant le fait et le droit, présenté pour la première fois devant la Cour de cassation, ce qui le rend irrecevable.
Par ces motifs
La Cour de cassation rejette la demande et laisse les dépens à la charge de la demanderesse.
66348
Notification : la nullité du jugement de première instance est encourue lorsque le procès-verbal de l’huissier de justice, constatant la fermeture du local, omet de mentionner l’affichage de l’avis de passage requis par l’article 39 du CPC (CA. com. Casablanca 2025)
Cour d'appel de commerce
Casablanca
23/12/2025
66343
La cassation de l’arrêt ayant ordonné une expulsion justifie la remise des parties en l’état antérieur à l’exécution et la réintégration du preneur dans les lieux (CA. com. Casablanca 2025)
Cour d'appel de commerce
Casablanca
30/12/2025
66508
La mainlevée d’une saisie conservatoire sur un navire est justifiée dès lors que l’acte de vente a été enregistré et rendu opposable aux tiers avant la date de l’ordonnance de saisie (CA. com. Casablanca 2025)
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30/12/2025
66504
Expertise judiciaire : L’expert qui déduit des sommes relatives à des factures étrangères au litige excède les limites de sa mission (CA. com. Casablanca 2025)
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Caisse de retraite : la lettre de radiation d’un adhérent notifiée par courrier recommandé retourné ‘non réclamé’ suffit à rendre recevable la demande en paiement de l’indemnité (CA. com. Casablanca 2025)
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66486
Le jugement de première instance devenu définitif suite à l’irrecevabilité de l’appel acquiert l’autorité de la chose jugée et s’oppose à toute nouvelle demande identique (CA. com. Casablanca 2025)
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31/12/2025
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Bail commercial : la conclusion d’un nouveau contrat de bail avec une société emporte résiliation tacite du bail antérieur conclu avec son gérant à titre personnel (CA. com. Casablanca 2025)
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20/11/2025
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L’erreur sur le nom du défendeur dans la requête introductive d’instance entraîne l’irrecevabilité de la demande (CA. com. Casablanca 2025)
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04/11/2025
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Arrêt d’exécution : la plainte pénale pour faux en écriture ne constitue pas une cause de suspension de plein droit de l’exécution d’une ordonnance d’injonction de payer (CA. com. Casablanca 2025)
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24/12/2025