Le droit du preneur à une indemnité d’éviction ne constitue pas une difficulté sérieuse faisant obstacle à l’exécution d’un jugement d’expulsion (CA. com. Casablanca 2019)

Réf : 81735

Identification

Réf

81735

Juridiction

Cour d'appel de commerce

Pays/Ville

Maroc/Casablanca

N° de décision

6409

Date de décision

26/12/2019

N° de dossier

2019/8110/373

Type de décision

Arrêt

Abstract

Base légale

Article(s) : 21 - Dahir n° 1-97-65 du 4 kaada 1417 (12 février 1997) portant promulgation de la loi n° 53-95 instituant des juridictions de commerce
Article(s) : 7 - Dahir n° 1-16-99 du 13 chaoual 1437 (18 juillet 2016) portant promulgation de la loi n° 49-16 relative aux baux d’immeubles ou de locaux loués à usage commercial, industriel ou artisanal

Source

Non publiée

Résumé en français

Saisi d'une demande de sursis à l'exécution d'une décision d'expulsion, le premier président de la cour d'appel de commerce examine si la titularité d'un fonds de commerce par le preneur constitue une difficulté d'exécution. Le débiteur de l'obligation d'expulsion invoquait l'existence de son fonds de commerce pour s'opposer à la mesure. Le bailleur, tout en reconnaissant le droit du preneur à une indemnité d'éviction, sollicitait la poursuite de l'exécution. La cour retient que le droit du preneur à percevoir une indemnité d'éviction, en application de la loi relative aux baux commerciaux, ne saurait faire obstacle à l'exécution de la décision d'expulsion. Elle juge que ce droit à réparation pécuniaire, qui demeure entier, est distinct de l'obligation de restituer les lieux et ne constitue pas une difficulté sérieuse justifiant la suspension de l'exécution. Par conséquent, la demande de sursis à exécution est rejetée.

Texte intégral

وحيث إن الحكم المستشكل في تنفيذه مطعون فيه بتعرض الغير الخارج عن الخصومة حسب نسخة مقال التعرض المرفقة بالطلب، مما يكون معه النزاع معروضا على هذه المحكمة ويكون رئيسها الأول مختصا بالبت في الطلب بوصفه قاضيا للمستعجلات اعتمادا على الفقرة الثانية من المادة 21 من القانون المحدث للمحاكم التجارية .

وحيث إن الطرف المحكوم عليه بالإفراغ أجاب بكونه أسس أصل تجاري على المحل موضوع النزاع وأدلى بصورة من التصريح بالسجل التجاري في حين أن الطالب أدلى بصورة شمسية لعقد كراء مع تنازل عن الحق في الكراء محرر في فترة سابقة لادعاء المحكوم عليه بالإفراغ ملكيته للأصل التجاري فضلا على أن المطلوبة مالكة الأصل التجاري تود استرجاع المحل مقابل منح التعويض طبقا للفصل 7 من قانون 49/16/ ويكون ما تمسك به الطالب لا بشكل صعوبة في التنفيذ طالما أن حقوق المكتري في الاستفادة من التعويض تبقى قائمة .

وحيث يتعين ترك الصائر على الطالب .

لهذه الأسباب

نصرح علنيا و انتهائيا:

شكلا: قبول الطلب.

موضوعا: برفضه وترك الصائر على الطالبة.

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