Réf
75010
Juridiction
Cour d'appel de commerce
Pays/Ville
Maroc/Casablanca
N° de décision
3444
Date de décision
11/07/2019
N° de dossier
2019/8202/3012
Type de décision
Arrêt
Mots clés
Vente immobilière, Restitution des sommes versées, Résolution du contrat, Promoteur immobilier, Obligation de livraison, Manquement du vendeur, Inexécution contractuelle, Dommages et intérêts moratoires, Délai de livraison, Contrat de réservation, Charge de la preuve
Base légale
Article(s) : 234 - Dahir du 9 ramadan 1331 (12 août 1913) formant Code des obligations et des contrats
Source
Non publiée
Saisi d'un appel contre un jugement ayant rejeté une demande en résolution d'un contrat de réservation immobilier, la cour d'appel de commerce se prononce sur les conséquences du non-respect du délai de livraison par le promoteur. L'acquéreur soutenait que le manquement du vendeur à son obligation de livrer le bien dans le délai convenu constituait une faute contractuelle justifiant la résolution. La cour retient que le promoteur, en n'achevant pas les travaux dans le délai contractuel, a manqué à son obligation essentielle. Elle écarte les justifications du promoteur relatives à des retards administratifs, faute pour ce dernier d'en rapporter la preuve. La cour juge dès lors, au visa de l'article 234 du dahir formant code des obligations et des contrats, que la sommation de conclure la vente définitive, adressée à l'acquéreur après l'expiration du délai, est privée d'effet. Le jugement est par conséquent infirmé, la résolution du contrat prononcée aux torts du promoteur, avec condamnation à restituer l'acompte et à verser des dommages et intérêts pour le préjudice de retard.
وبعد المداولة طبقا للقانون
حيث عابت الطاعنة على الحكم المستأنف خرق مقتضيات المادة 50 من ق م م التي توجب أن تكون الأحكام معللة وأن ما قضى به الحكم المستأنف بالعلل المسطرة به غير سليم لأن المستأنف عليها التزمت بموجب العقد إنهاء اشغال التجزئة في الاسدس الأول من سنة 2014 وأنها لم تف بالتزامها إلا بعد مرور تقريبا ثلاث سنوات.
حيث إنه صح ما تمسكت به الطاعنة من أن المستأنف عليها التزمت بإنهاء أشغال التجزئة في الأسدس الأول من سنة 2014 إلا أنها لم تحترم التزامها العقدي ولم تنه الاشغال الا سنة 2016 وهو الأمر الذي ثبت معه إخلالها بالتزامها بتسليم المحل داخل الأجل المتفق عليه ولا يمكنها تبعا لذلك التمسك بأنها أنذرت الطاعنة بإبرام العقد النهائي خارج الأجل المتفق عليه سيما وأنها لم تدل بما يثبت سبب التأخير في التسليم من الحصول على الوثائق الادارية وكذا رسم عقاري خاص بالعقار المحجوز التي تمسكت بها المستأنف عليها وهي أسباب ظلت دون إثبات. وبالتالي فإنه وفقا لمقتضيات الفصل 234 من ق إ ع فإنه يلزم كلا المتعاقدين بتنفيذ التزامه التعاقدي وأنه طالما أن المستأنف عليها لم تنفذ التزامها الأولي داخل الأجل المتفق عليه وهو تسليم المدعى فيه في الاسدس الأول من سنة 2014 يكون طلب الطاعنة مبررا ويتعين تبعا لذلك الغاء الحكم المستأنف فيما قضى به والحكم من جديد بفسخ عقد الحجز الرابط بين الطرفين وبأداء المستأنف عليها للمستأنفة مبلغ 200.000 درهم ومبلغ 5000 درهم كتعويض عن التماطل.
وحيث يتعين تحميل المستأنف عليها الصائر.
لهذه الأسباب
فإن وهي تبت انتهائيا علنيا وحضوريا.
في الشكل:
في الجوهر: بالغاء الحكم المستانف و الحكم من جديد بفسخ عقد الحجز الرابط بين الطرفين و الحكم باداء المستانف عليها للمستانفة مبلغ 200.000 درهم و مبلغ 5.000 درهم كتعويض عن التماطل و تحميلها الصائر .
66403
Indivision : le bail consenti par un seul co-indivisaire sans détenir la majorité des trois-quarts des droits est nul, peu importe la bonne foi du preneur (CA. com. Casablanca 2025)
Cour d'appel de commerce
Casablanca
30/12/2025
Silence des co-indivisaires, Rejet de la demande d'indemnisation, Recours en opposition, Point de droit jugé par la Cour de cassation, Nullité du contrat de bail, Majorité des trois-quarts, Indivision, Gestion de la chose commune, Demande reconventionnelle, Bonne foi du preneur, Bail d'un bien indivis
66707
Bail commercial : Le congé délivré par le nouveau propriétaire vaut notification au preneur de la cession du contrat de bail (CA. com. Casablanca 2025)
Cour d'appel de commerce
Casablanca
25/12/2025
66624
Preuve par témoins – Seuil de recevabilité – Le montant de la demande en justice, et non celui du paiement partiel, détermine l’admissibilité de la preuve testimoniale (CA. com. Casablanca 2025)
Cour d'appel de commerce
Casablanca
18/12/2025
66277
Responsabilité du dépositaire professionnel : le rangement de marchandises inflammables à proximité d’une source de chaleur constitue une faute engageant la responsabilité de l’exploitant de l’entrepôt (CA. com. Casablanca 2025)
Cour d'appel de commerce
Casablanca
18/12/2025
Responsabilité du dépositaire, Réformation partielle du jugement, obligation de conservation, Marchandises dangereuses, Incendie d'entrepôt, Faute dans le rangement, Distinction des garanties d'assurance, Destruction de marchandises, Dépositaire professionnel, Contrat de Dépot, Assurance de responsabilité civile
66279
Force probante de la reconnaissance de dette : le débiteur qui invoque une cause d’obligation différente de celle d’un prêt doit en rapporter la preuve (CA. com. Casablanca 2025)
Cour d'appel de commerce
Casablanca
08/12/2025
66570
La cessation d’activité du preneur due à la coupure d’eau et d’électricité pour impayés rompt le lien de causalité avec la faute du bailleur ayant empêché la réalisation de travaux (CA. com. Casablanca 2025)
Cour d'appel de commerce
Casablanca
25/11/2025
66228
La mainlevée d’une sûreté délivrée sans réserve par le créancier constitue une présomption d’extinction de la dette garantie (CA. com. Casablanca 2025)
Cour d'appel de commerce
Casablanca
20/11/2025
66513
Indivision successorale : L’héritier gérant exclusif d’un fonds de commerce est présumé supporter seul les charges d’exploitation (CA. com. Casablanca 2025)
Cour d'appel de commerce
Casablanca
13/11/2025
66340
L’aveu judiciaire d’une partie sur sa qualité de gérant, émis dans une instance antérieure, constitue une preuve irrévocable qui la lie dans un litige ultérieur (CA. com. Casablanca 2025)
Cour d'appel de commerce
Casablanca
11/11/2025