Réf
19583
Juridiction
Cour de cassation
Pays/Ville
Maroc/Rabat
N° de décision
1402
Date de décision
30/09/2009
N° de dossier
504/3/2/2007
Type de décision
Arrêt
Chambre
Commerciale
Thème
Mots clés
Procédure civile, Procédure, Fonds de commerce, Eviction, Commercial, Bail commercial, Bail à usage commercial
Base légale
Article(s) : 338 - Dahir portant loi n° 1-74-447 du 11 ramadan 1394 (28 septembre 1974) approuvant le texte du code de procédure civile (CPC)
Source
Revue : Gazette des Tribunaux du Maroc مجلة المحاكم المغربية
Le principe selon lequel l’appelant est réputé présent par sa requête d’appel, et l’intimé par son mémoire en réponse, ne dispense pas la cour de l’obligation de convoquer l’appelant et de s’assurer de la régularité de sa notification, sous peine de violation des droits de la défense, justifiant recours en cassation.
إن قاعدة أن المستأنف حاضر بمقاله الإستئنافي، والمستأنف عليه حاضر بمذكرته الجوابية لا تغني المحكمة عن وجوب استدعاء المستأنف والتأكد من توصله تحت طائلة خرقه لحقوق الدفاع الموجب لنقض القرار الإستئنافي.
قرار عدد: 1402، بتاريخ: 30/09/2009، ملف تجاري عدد: 504/3/2/2007
و بعد المداولة طبقا للقانون.
حيث يستفاد من مستندات الملف، ومن القرار المطعون فيه الصادر عن محكمة الإستئناف التجارية بالدار البيضاء بتاريخ 23/11/06 في الملف 3494/06 تحت رقم 5467/06 أن موروث الطالبين القاسمي الميساوي، تقدم بمقال مفاده: أنه يعتمر على وجه الكراء، المحل الكائن بزاوية درعة وتانسيفت أكدال الرباط، لممارسة نشاطه التجاري، وأنه يؤدي جميع الواجبات الكرائية بانتظام لمدة تفوق 28، إلى أن توصل بتاريخ 29/05/03 بإنذار في إطار 24/05/55 تطالبه فيه المدعى عليها بالإفراغ من المحل المذكور، لأنها تريد هدمه وإعادة بنائه، وأنه ينازع في الإنذار المذكور، لكون النسخة الموجهة إليه غير حاملة لأي توقيع. وأنه مبني على سبب محتمل لم يقع بعد. فالمفروض أن يكون البناء شكل خطرا، وأن تأمر السلطة المحلية بهدمه، لذلك فإن الإنذار الموجه إليه، لا يرتب نتائج الفصل 11 من الظهير لانعدام السبب الذي بني عليه، ملتمسا أساسا بطلان الإنذار، واحتياطيا الأمر بإجراء خبرة لتحديد التعويض المستحق، وبعد جواب المدعى عليها وتقديمها لمقال مقابل ملتمسة الحكم بإفراغ المدعى عليه من محل النزاع هو ومن يقوم مقامه بعد تطبيق مقتضيات الفصل 12 من ظهير 24/05/55 المحدد في قيمة كراء ثلاث سنوات،صدر الحكم القاضي برفض طلب بطلان الإنذار وبإفراغ القاسمي الميساوي من محل النزاع هو ومن يقوم مقامه، مقابل تعويض تؤديه شركة ترايسيون، يوازي كراء ثلاث سنوات، حسب القدر المعمول به وقت الإفراغ وبرفض باقي الطلبات. استأنفه موروث الطالبين فأيد استئنافيا بمقتضى القرار المطلوب نقضه.
حيث ينعى الطاعنون على القرار في الوسيلة الأولى، خرق الفصل 338 ق م م والمس بحقوق الدفاع. ذلك أنه لم يحترم الفصل المذكور، فقد ورد في صفحته الثانية < بناء على مقال الإستئناف والحكم المستأنف، ومستنتجات الطرفين ومجموع وثائق الملف، واستدعاء الطرفين لجلسة 02/11/06 > وفي الفقرة ما قبل الأخيرة من الصفحة الثالثة مايلي< وحيث بجلسة 02/11/06 أدلى نائب المستأنف عليها بمذكرة التمس من خلالها اسناد النظرللمحكمة > فالقرار وإن كان قد صرح في الصفحة الثانية توجيه الإستدعاء للطالب لجلسة 2/11/06 فإنه لم يورد أي إشارة لمآل هذا الإستدعاء وهل توصل به موروثهم أم لا وركز في الصفحة الثالثة فقط على حضور المستأنف عليها لجلسة 02/11/06 دون الحديث عن موقف المستأنف هل توصل أم لا، وهل حضر أم لا مما يشكل مسا بحق من حقوق الدفاع ويعرض القرار للنقض.
حيث إنه بالرجوع إلى وثائق الملف ومحاضر الجلسات، خلال المرحلة الإستئنافية، يتبين أن المحكمة بجلسة 21/09/06، قررت إعادة استدعاء الطرفين لجلسة 2/11/06، الأخيرة حضر المستأنف عليه(المطلوب) وأدلى بمذكرة بإسناد النظر، وحجزت المحكمة القضية للمداولة لجلسة 16/11/06 مددت لجلسة 23/11/06 وصدر فيها القرار المطعون فيه، فمحكمة الإستئناف وإن كانت قد قررت استدعاء الطرفين أي المستأنف(موروث الطالبين) والمستأنف عليها (المطلوبة) لجلسة 02/11/06، إلا أنها لم تتأكد من توصل موروث الطالبين كمستأنف انذاك الذي لا يوجد بالملف ما يثبت توصله بالجلسة المذكورة، التي نوقشت فيها القضية طبقا للفصل 338 من قانون المسطرة المدنية، وحجزت فيها للمداولة مما يشكل خرقا لحقوق الدفاع ويكون ما استدل به في الوسيلة واردا على القرار يستوجب نقضه./.
لهذه الأسبــاب
قضى المجلس الأعلى بنقض القرار المطعون فيه، وبإحالة القضية على نفس المحكمة للبت فيها من جديد طبقا للقانون بهيئة أخرى وبتحميل المطلوبة المصاريف.
Au Nom de Sa Majesté le Roi
La Cour Suprême,
Après délibération conformément à la loi,
Attendu qu’il ressort des pièces du dossier et de l’arrêt attaqué rendu par la Cour d’appel de commerce de Casablanca en date du 23/11/06 dans le dossier n° 3494/06 sous le n° 5467/06 que le de cujus des requérants, القاسمي الميساوي, avait, de son vivant, déposé une requête exposant qu’il occupait, en vertu d’un bail, le local situé à l’angle des rues Draâ et Tansift, Agdal Rabat, pour y exercer son activité commerciale, et qu’il s’acquittait régulièrement de ses obligations locatives depuis plus de 28 ans, jusqu’à réception, en date du 29/05/03, d’une mise en demeure, conformément au dahir du 24/05/55, lui demandant de quitter lesdits locaux, au motif que la défenderesse souhaitait les démolir et les reconstruire ; qu’il contestait ladite mise en demeure, au motif que la copie qui lui avait été adressée ne comportait aucune signature et qu’elle était fondée sur un motif hypothétique non encore réalisé, la démolition devant être précédée d’un constat de péril et d’un ordre de démolition émanant des autorités locales ; que, par conséquent, la mise en demeure qui lui avait été adressée n’entraînait pas les conséquences de l’article 11 du dahir, faute de cause ; qu’il concluait, à titre principal, à la nullité de la mise en demeure et, à titre subsidiaire, à l’ordonnance d’une expertise pour déterminer l’indemnité due ; qu’après les conclusions de la défenderesse et le dépôt d’une demande reconventionnelle tendant à l’expulsion du défendeur et de tous occupants de son chef, après application des dispositions de l’article 12 du dahir du 24/05/55 fixant l’indemnité à trois années de loyer, un jugement a été rendu rejetant la demande en nullité de la mise en demeure et ordonnant l’expulsion de القاسمي الميساوي et de tous occupants de son chef, moyennant une indemnité, à la charge de la société ترايسيون, équivalente à trois années de loyer, selon le montant en vigueur au moment de l’expulsion, et rejetant le surplus des demandes ; que le de cujus des requérants a interjeté appel de ce jugement, qui a été confirmé en appel par l’arrêt attaqué ;
Attendu que les requérants font grief à l’arrêt, dans le premier moyen, de violation de l’article 338 du Code de procédure civile et d’atteinte aux droits de la défense, au motif que ledit article n’a pas été respecté, dès lors qu’il est mentionné en page deux : « Vu la requête d’appel, le jugement entrepris, les conclusions des parties et l’ensemble des pièces du dossier, et la convocation des parties à l’audience du 02/11/06 » et, dans l’avant-dernier paragraphe de la page trois : « Attendu qu’à l’audience du 02/11/06, le conseil de l’intimée a déposé un mémoire concluant au renvoi de l’affaire » ; que l’arrêt, bien qu’il ait mentionné en page deux la convocation du requérant à l’audience du 02/11/06, n’a fait aucune mention de la suite donnée à cette convocation, ni si le de cujus l’avait reçue ou non, et s’est concentré en page trois uniquement sur la présence de l’intimée à l’audience du 02/11/06, sans mentionner la position de l’appelant, s’il avait été touché par la convocation ou s’il était présent ou non, ce qui constitue une atteinte aux droits de la défense et justifie la cassation de l’arrêt ;
Attendu qu’il ressort des pièces du dossier et des procès-verbaux d’audience, durant la phase d’appel, que la cour, à l’audience du 21/09/06, a ordonné une nouvelle convocation des parties à l’audience du 02/11/06 ; que, lors de cette dernière audience, l’intimé (le défendeur) était présent et a déposé un mémoire concluant au renvoi de l’affaire ; que la cour a mis l’affaire en délibéré pour l’audience du 16/11/06, puis a prorogé ce délibéré à l’audience du 23/11/06, date à laquelle l’arrêt attaqué a été rendu ; que la cour d’appel, bien qu’elle ait ordonné la convocation des deux parties, à savoir l’appelant (le de cujus des requérants) et l’intimée (la défenderesse), à l’audience du 02/11/06, ne s’est pas assurée de la réception de cette convocation par le de cujus des requérants, en tant qu’appelant à l’époque, et qu’aucune pièce du dossier ne prouve sa réception de la convocation à ladite audience, au cours de laquelle l’affaire a été examinée conformément à l’article 338 du Code de procédure civile et mise en délibéré, ce qui constitue une violation des droits de la défense et justifie le moyen et la cassation de l’arrêt ;
Par ces motifs,
La Cour Suprême décide de casser l’arrêt attaqué, de renvoyer l’affaire devant la même cour, statuant à nouveau conformément à la loi, en une autre composition, et de mettre les dépens à la charge de l’intimée.
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