Réf
45143
Juridiction
Cour de cassation
Pays/Ville
Maroc/Rabat
N° de décision
349/1
Date de décision
03/09/2020
N° de dossier
2019/1/3/1492
Type de décision
Arrêt
Chambre
Commerciale
Thème
Mots clés
Voies de recours, Rejet du pourvoi, Qualité à agir, Procédure civile, Pourvoi en cassation, Narration des faits, Moyen nouveau, Moyen mélangé de fait et de droit, Moyen de cassation, Irrecevabilité du moyen
Source
Non publiée
Doivent être déclarés irrecevables les moyens qui, d'une part, étant nouveaux et mélangés de fait et de droit, n'ont pas été soumis aux juges du fond, et qui, d'autre part, se bornent à une simple relation des faits sans préciser la nature de la violation de la loi, du défaut de base légale ou du manque de motifs reprochés à la décision attaquée.
محكمة النقض - الغرفة التجارية القسم الأول - القرار عدد 1/349 - الصادر بتاريخ 2020-09-03 - ملف تجاري عدد 2019/1/3/1492
بناء على مقال النقض المودع بتاريخ 24 ماي 2019 من طرف الطالب المذكور، بواسطة نائبه الأستاذ الحسن (ر.)، والرامي إلى نقض القرار الصادر عن محكمة الاستئناف التجارية بالدار البيضاء تحت عدد 6548 بتاريخ 31-12-2018 في الملف رقم 4262-8202-17.
وبناء على قانون المسطرة المدنية المؤرخ في 28 شتنبر 1978.
وبناء على الأمر بالتخلي والإبلاغ الصادر بتاريخ 02- 07 -2020.
وبناء على الإعلام بتعيين القضية في الجلسة العلنية المنعقدة بتاريخ 03-09-2020.
وبناء على المناداة على الطرفين ومن ينوب عنهما و عدم حضورهم.
وبعد تلاوة التقرير من طرف المستشارة المقررة السيدة سعاد الفرحاوي والاستماع إلى ملاحظات المحامي العام السيد رشيد بناني.
وبعد المداولة طبقا للقانون
حيث يستفاد من مستندات الملف والقرار المطعون فيه، أن شركة (T. M. M.)، تقدمت بمقال إلى المحكمة التجارية بالدار البيضاء، عرضت فيه أنها تعاقدت مع شركة (H.) من أجل الحصول على خدمات الإتصال والتسويق، وأدت لها تسبيقا قدره 337.500,00 درهم، غير أنه بعد مرور ثلاثة أشهر لم تنجز المدعى عليها أي عمل، بالرغم من إنذارها ملتمسة فسخ العقد، واسترجاع مبلغ التسبيق، والحكم لها بتعويض قدره 100.000,00 درهم، واحتياطيا تنفيذ العقد تحت طائلة غرامة تهديدية قدرها ألف درهم. فصدر الحكم بفسخ العقد وإرجاع المدعى عليها للمدعية المبلغ المدفوع وتعويضا قدره 10.000,00 درهم ورفض باقي الطلبات، استأنفته المحكوم عليها، فصدر قرار تمهيدي بإجراء خبرة، وبعد إنجازها وتعقيب الطرفين، صدر القرار القطعي بتعديل الحكم المستأنف، بحصر المبلغ المحكوم به في 17.500.00 درهم وتأييده في الباقي، وهو المطعون فيه بالنقض.
في شأن الوسيلتين مجتمعتين:
حيث ينعى الطاعن على القرار خرق القانون، وعدم الإرتكاز على أساس قانوني وانعدام التعليل، بدعوى أن المقال الإفتتاحي تضمن اسم المطلوبة (T. M. M.)، وأوردت محكمة أول درجة أنها اطلعت على العقد والوثائق، غير أنها ضمنت في الديباجة اسم (T. V. M. M.)، بالرغم من عدم تقدم المطلوبة بأي مقال إصلاحي، وما دام أن الصفة من النظام العام، فإن محكمة أول درجة والمحكمة مصدر القرار المطعون فيه لم تثيرا انعدامها لوجود اختلاف بين الإسمين، كما أن محكمة ثاني درجة لم تنطو على الجواب على الدفع المثار بخصوص تضمن المقال الإفتتاحي كون المطلوبة شركة ذات مسؤولية محدودة، والحال أن العقد يشير إلى أنها شركة مساهمة.
أيضا استند القرار إلى العقد الرابط بين الطرفين، والذي يشير إلى أن مدته هي 12 شهرا، وأشارت الخبرة إلى أنه لا يوجد ملحق ثاني لجدولة الأعمال، واعتبرت المحكمة أنه لا يمكن التأكد من احترام الطالب للآجال المحددة في العقد والتي تمتد إلى 12 شهرا، وهو ما يعني أن سريانه يبقى إلى غاية انتهاء المدة المذكورة، وبالرجوع إلى القرار المطعون فيه، يلفى أن المحكمة مصدرته لم تقف على تعليل سليم، إذ لا يمكن تجزئة العقد وتغليب مصلحة طرف على آخر، مما يتعين معه التصريح بنقضه.
لكن، حيث بتت المحكمة مصدرة القرار المطعون فيه في شكل الإستئناف بالقبول، بموجب قرارها التمهيدي الصادر بتاريخ 03-01-2018، واقتصر الطالب على توجيه طلب الطعن بالنقض ضد القرار القطعي الصادر في الموضوع دون القرار التمهيدي المذكور، هذا فضلا عن أن ما أثير بخصوص الصفة فهو مما اختلط فيه الواقع بالقانون ولم يسبق التمسك به أمام محكمة الموضوع، أما باقي ما أثير بموضوع الوسيلتين فهو مجرد سرد للوقائع، دون بيان أين يتجلى عدم سلامة التعليل وعدم ارتكاز القرار على أساس قانوني، والوسيلتان غير مقبولين.
لهذه الأسباب
قضت محكمة النقض برفض طلب النقض، وإبقاء المصاريف على عاتق الطالب.
Cour de cassation - Chambre commerciale, première section - Arrêt n° 1/349 - Rendu le 03-09-2020 - Dossier commercial n° 2019/1/3/1492
Vu le pourvoi en cassation formé le 24 mai 2019 par le demandeur susmentionné, par l'intermédiaire de son avocat Maître Hassan (R.), tendant à la cassation de l'arrêt rendu par la Cour d'appel de commerce de Casablanca sous le n° 6548 en date du 31-12-2018, dans le dossier n° 4262-8202-17.
Vu le Code de procédure civile du 28 septembre 1978.
Vu l'ordonnance de dessaisissement et de communication de la date d'audience en date du 02-07-2020.
Vu l'avis de fixation de l'affaire à l'audience publique tenue le 03-09-2020.
Vu l'appel des parties et de leurs représentants et leur non-comparution.
Après lecture du rapport par Madame la conseillère rapporteure, Saâdia El Ferhaoui, et après avoir entendu les observations de Monsieur l'avocat général, Rachid Bennani.
Après en avoir délibéré conformément à la loi
Attendu qu'il ressort des pièces du dossier et de l'arrêt attaqué que la société (T. M. M.) a saisi le Tribunal de commerce de Casablanca d'une requête dans laquelle elle a exposé avoir contracté avec la société (H.) en vue d'obtenir des prestations de communication et de marketing, et lui avoir versé une avance d'un montant de 337.500,00 dirhams ; que, cependant, après un délai de trois mois, la défenderesse n'avait exécuté aucune prestation, malgré sa mise en demeure ; sollicitant en conséquence la résiliation du contrat, la restitution du montant de l'avance, et la condamnation de la défenderesse à lui verser une indemnité de 100.000,00 dirhams, et, à titre subsidiaire, l'exécution du contrat sous astreinte de mille dirhams. Il fut rendu un jugement prononçant la résiliation du contrat, condamnant la défenderesse à restituer à la demanderesse la somme versée et à lui payer une indemnité de 10.000,00 dirhams, et rejetant le surplus des demandes. La partie succombante en a interjeté appel, à la suite de quoi un arrêt avant dire droit a été rendu, ordonnant une expertise. Après le dépôt du rapport et les conclusions des parties, l'arrêt définitif a été rendu, réformant le jugement entrepris en limitant la somme allouée à 17.500,00 dirhams et le confirmant pour le surplus. C'est cet arrêt qui fait l'objet du présent pourvoi en cassation.
Sur les deux moyens de cassation réunis :
Attendu que le demandeur au pourvoi fait grief à l'arrêt de la violation de la loi, du défaut de base légale et du défaut de motivation, au motif que la requête introductive d'instance mentionnait la dénomination sociale de la défenderesse comme étant (T. M. M.), et que le tribunal de première instance, bien qu'ayant indiqué avoir examiné le contrat et les pièces, a mentionné dans son préambule la dénomination (T. V. M. M.), et ce, bien que la défenderesse n'ait présenté aucune requête rectificative. Dès lors que la qualité pour agir est d'ordre public, ni le tribunal de première instance ni la cour qui a rendu l'arrêt attaqué n'ont soulevé d'office son absence. De plus, la cour d'appel n'a pas répondu à l'argument soulevé selon lequel la requête introductive d'instance présentait la défenderesse comme une société à responsabilité limitée, alors que le contrat indique qu'il s'agit d'une société anonyme.
En outre, l'arrêt s'est fondé sur le contrat liant les parties, dont la durée est de 12 mois, et l'expertise a relevé l'absence d'un second avenant fixant le calendrier des travaux. La cour a considéré qu'il n'était pas possible de s'assurer du respect par le demandeur des délais contractuels, lesquels s'étendent sur 12 mois, ce qui signifie que l'exécution du contrat se poursuit jusqu'à l'expiration de ladite durée. En examinant l'arrêt attaqué, il apparaît que la cour qui l'a rendu ne s'est pas fondée sur une motivation saine, car il n'est pas possible de scinder le contrat et de faire prévaloir l'intérêt d'une partie sur l'autre, ce qui justifie sa cassation.
Mais attendu que la cour qui a rendu l'arrêt attaqué a statué sur la recevabilité de l'appel et l'a déclaré recevable par son arrêt avant dire droit en date du 03-01-2018, et que le demandeur s'est limité à former un pourvoi en cassation contre l'arrêt définitif statuant au fond, sans attaquer ledit arrêt avant dire droit ; qu'en outre, l'argument relatif à la qualité pour agir relève d'une question mixte de fait et de droit qui n'a pas été soulevée pour la première fois devant les juges du fond ; que le reste des arguments soulevés dans les deux moyens ne constitue qu'un simple exposé des faits, sans préciser en quoi la motivation serait erronée ou l'arrêt dépourvu de base légale ; que les deux moyens sont, par conséquent, irrecevables.
Par ces motifs
La Cour de cassation rejette le pourvoi et laisse les dépens à la charge du demandeur.
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