Réf
15663
Juridiction
Cour de cassation
Pays/Ville
Maroc/Rabat
N° de décision
428
Date de décision
09/02/2005
N° de dossier
3882/2003
Type de décision
Arrêt
Chambre
Foncière
Thème
Mots clés
قرارات محكمة النقض, Voies de recours, Rejet, Procédure civile, Point de départ du délai, Notification des jugements, Irrecevabilité, Domicile élu, Délai d'appel, Cabinet d'avocat, Appel
Base légale
Article(s) : 134 - Dahir portant loi n° 1-74-447 du 11 ramadan 1394 (28 septembre 1974) approuvant le texte du code de procédure civile (CPC)
Source
Revue : Revue de la Cour Suprême مجلة قضاء المجلس الأعلى | Page : 100
Il résulte de l’article 134 du Code de procédure civile que le délai d’appel court à compter de la notification du jugement à la partie en son domicile élu. Par conséquent, c’est à bon droit qu’une cour d’appel déclare irrecevable, comme tardif, l’appel formé contre un jugement signifié au domicile élu par l’avocat de la partie appelante, une telle signification étant valable et faisant courir le délai de recours.
ألقى قرار محكمة النقض المغربية رقم 428 الصادر بتاريخ 9 فبراير 2005، ضوءًا حاسمًا على إجراءات التبليغ بالأحكام وتأثيرها على آجال الاستئناف. فقد كانت المحكمة العليا معروضًا عليها طعن بالنقض في قرار استئنافي قضى بعدم قبول استئناف إحدى الشركات، والتي احتجت بعدم وجود أساس قانوني وعدم تعليل قرار الاستئناف.
رفضت محكمة النقض حجج الشركة، مستندةً في قرارها على الفصل 134 من قانون المسطرة المدنية المتعلق بالتبليغ في الموطن المختار. وقد أكدت المحكمة صحة التبليغ الذي تم في مكتب محامٍ، طالما أن اختيار الموطن كان صحيحًا. وبذلك، أكدت المحكمة على أهمية احترام القواعد الإجرائية وما يترتب على عدم الالتزام بها من آثار قانونية.
القرار عدد: 428، المؤرخ في: 9/2/2005، الملف المدني عدد: 3882/2003
باسم جلالة الملك
حيث يستفاد من مستندات الملف ومن القرار المطعون فيه أن شركة ف م استأنفت بتاريخ 10 ـ 12 ـ 1985 الحكم الابتدائي رقم 3215 الصادر عن ابتدائية مراكش بتاريخ 28 ـ 6 ـ 1985 في الملف 1543/83 القاضي برفض طلبها الرامي إلى الحكم على المدعى عليهم ر ج أ ور ل س ور م والدولة المغربية في شخص الوزير الأول والمحافظ على الأملاك العقارية بمراكش بالتشطيب على التقييد الذي باشره المحافظ بتاريخ 17 ـ 2 ـ 1977 ( كناش 81 عدد 206 ) والذي نقل بمقتضاه ملكية العقار المدعى عليهما الأول والثاني بتاريخ 11/7 و4/8/1952 والذي بمقتضاه على المدعى عليهم بقعة مساحتها هكتار واحد وستون آرا المستخرجة من العقار المذكور هو بيع صحيح. وعلى المحافظ أن يقيده بالرسم العقاري المشار إليه. فقضت محكمة الاستئناف المذكورة بعدم قبول استئنافها وذلك بمقتضى قرارها المطعون فيه بالنقض من المستأنفة بسببين.
حيث تعيب الطاعنة القرار في السبب الأول بانعدام الأساس القانوني، ذلك أن تبليغ الأحكام للشركات يتم بالمقر الاجتماعي لها. وأن مقر الطاعنة يقع بالدار البيضاء لذلك ينبغي تبليغ الحكم إليها بمقرها الاجتماعي طبقا لما سار عليه المجلس الأعلى في قراره 3216.
وتعيبه في السبب الثاني بانعدام التعليل، ذلك أن تبليغ الأحكام للشخص ذاته ولا يقع للمحامي الذي تنتهي وكالته بمجرد صدور الحكم وأن القرار لما اعتمد على التبليغ للمحامي فقد خالف القانون طبقا لما ذهب إليه المجلس الأعلى في قراره 1871 الصادر بتاريخ 5 ـ 4 ـ 1995 في الملف المدني 4388/92.
لكن ردا على الوسيلتين معا لتداخلهما، وخلافا لما جاء فيهما، فإنه بمقتضى الفصل 134 من قانون المسطرة المدنية يبتدئ أجل استئناف الأحكام الابتدائي من تاريخ التبليغ إلى الشخص في موطنه المختار. وان الثابت من مستندات الملف أن نائب الطاعنة في المرحلتين الابتدائية والاستئنافية الأستاذ جواد بنكيران المحامي بالدار البيضاء اختار محل المخابرة معه بمكتب زميله الأستاذ محمد الحميدي المحامي المطعون فيه حين علل بأن » تبليغ الحكم الابتدائي في الموطن المختار يعتبر تبليغا صحيحا ». يكون لذلك معللا ومرتكزا على أساس قانوني والوسيلتان معا بالتالي غير جديرتين بالاعتبار.
لهذه الأسباب
قضى المجلس الأعلى برفض الطلب وبتحميل صاحبته الصائر.
وبه صدر القرار وتلي بالجلسة العلنية المنعقدة بالتاريخ المذكور أعلاه بقاعة الجلسات العادية بالمجلس الأعلى بالرباط. وكانت الهيئة الحاكمة متركبة من السادة: محمد العلامي رئيس الغرفة ـ رئيسا. والمستشارين: عبد الله شريبة ـ عضوا مقررا. وعمر الأبيض، ومحمد بلعياشي، وزهرة المشرفي ـ أعضاء. وبمحضر المحامي العام السيد ولينا الشيخ ما العينين. وبمساعدة كاتبة الضبط السيدة مليكة بنشقرون.
Décision n° 428, datée du 9/2/2005, dossier civil n° 3882/2003
Au nom de Sa Majesté le Roi
Il ressort des pièces du dossier et de la décision attaquée que la société FM a interjeté appel le 10 décembre 1985 contre le jugement de première instance n° 3215 rendu par le tribunal de première instance de Marrakech le 28 juin 1985 dans le dossier n° 1543/83, qui a rejeté sa demande tendant à obtenir une décision condamnant les défendeurs RJA, RLC, RM et l’État marocain, représenté par le Premier ministre et le conservateur de la propriété foncière de Marrakech, à la radiation de l’inscription effectuée par le conservateur le 17 février 1977 (registre 81 n° 206), par laquelle la propriété du bien immobilier des deux premiers défendeurs a été transférée les 11/7 et 4/8/1952, et par laquelle une parcelle de terrain d’une superficie d’un hectare et soixante-et-un ares extraite dudit bien immobilier est considérée comme une vente valide, et le conservateur doit l’inscrire au titre foncier mentionné. La cour d’appel susmentionnée a jugé irrecevable son appel par la décision attaquée en cassation par l’appelante pour deux motifs.
L’appelante reproche à la décision, dans le premier motif, un défaut de base légale, car la notification des jugements aux sociétés se fait à leur siège social et que le siège de l’appelante est situé à Casablanca, par conséquent, la notification du jugement doit être effectuée à son siège social conformément à la jurisprudence établie par la Cour Suprême dans sa décision n° 3216.
Elle lui reproche, dans le deuxième motif, un défaut de motivation, car la notification des jugements se fait à la personne elle-même et non à l’avocat dont le mandat prend fin dès le prononcé du jugement, et la décision, en se fondant sur la notification à l’avocat, a violé la loi conformément à la jurisprudence de la Cour Suprême dans sa décision n° 1871 rendue le 5 avril 1995 dans le dossier civil n° 4388/92.
Cependant, en réponse aux deux moyens ensemble en raison de leur interconnexion, et contrairement à ce qui y est énoncé, conformément à l’article 134 du Code de procédure civile, le délai d’appel des jugements de première instance court à compter de la date de la notification à la personne à son domicile élu. Il ressort des pièces du dossier que le représentant de l’appelante dans les deux phases de la procédure, l’avocat Jawad Benkiran au barreau de Casablanca, a élu domicile à l’étude de son confrère, l’avocat Mohamed Hamidi, l’intimé, qui a justifié que « la notification du jugement de première instance au domicile élu est considérée comme une notification valide ». Par conséquent, la décision est motivée et repose sur une base légale, et les deux moyens sont par conséquent irrecevables.
Par ces motifs
La Cour Suprême rejette le pourvoi et condamne la requérante aux dépens.
Ainsi rendu et prononcé en audience publique tenue à la date susmentionnée dans la salle des audiences ordinaires de la Cour Suprême à Rabat. La formation de jugement était composée de : Mohamed Al Alami, président de chambre – président. Et des conseillers : Abdellah Chriba – conseiller rapporteur. Omar Al Abyad, Mohamed Belayachi et Zahra El Moucharrafi – conseillers. En présence de l’avocat général, M. Oualina Cheikh Ma El Ainin. Et avec l’assistance de la greffière, Mme Malika Benchakroun.
83404
Pouvoirs du juge des référés : le raccordement à un service essentiel peut être ordonné pour prévenir un dommage imminent, nonobstant l’existence d’une contestation sérieuse (CA. com. Casablanca 2026)
Cour d'appel de commerce
Casablanca
12/05/2026
83388
La compétence du tribunal de commerce pour un litige locatif est retenue dès lors que le preneur est commerçant et le local affecté à son activité, même si les conditions d’application de la loi n° 49-16 ne sont pas remplies (CA. com. Casablanca 2026)
Cour d'appel de commerce
Casablanca
09/04/2026
83385
Injonction de payer : La caducité pour défaut de notification dans le délai d’un an ne s’applique pas à l’instance en validité de la saisie-arrêt (CA. com. Casablanca 2026)
Cour d'appel de commerce
Casablanca
24/02/2026
83362
La notification au garant est valablement effectuée à l’adresse figurant sur sa carte nationale d’identité, prévalant sur une adresse contractuelle obsolète (CA. com. Casablanca 2026)
Cour d'appel de commerce
Casablanca
25/05/2026
83358
L’exequatur d’un jugement étranger ne peut être subordonné à l’existence d’un domicile du débiteur au Maroc ou à l’identification préalable de ses biens (CA. com. Casablanca 2026)
Cour d'appel de commerce
Casablanca
19/03/2026
66417
Bail commercial : La mise en demeure visant la résiliation du bail doit être notifiée au domicile élu contractuellement, sous peine d’être privée d’effet (CA. com. Casablanca 2025)
Cour d'appel de commerce
Casablanca
31/12/2025
66411
Demande reconventionnelle : L’absence de lien de connexité avec la demande principale justifie l’irrecevabilité de la demande en dommages-intérêts pour procédure abusive (CA. com. Casablanca 2025)
Cour d'appel de commerce
Casablanca
31/12/2025
66406
Preuve du paiement du loyer : le témoignage confirmant une remise d’argent sans préciser le montant ni la période couverte est insuffisant pour établir la libération du preneur (CA. com. Casablanca 2025)
Cour d'appel de commerce
Casablanca
31/12/2025
66520
Saisie conservatoire : l’inaction du créancier ne justifie pas la mainlevée lorsque la mesure est fondée sur un titre exécutoire (CA. com. Casablanca 2025)
Cour d'appel de commerce
Casablanca
31/12/2025