Réf
22943
Juridiction
Cour d'appel de commerce
Pays/Ville
Maroc/Marrakech
N° de décision
1895
Date de décision
31/07/2024
N° de dossier
1942/8304/2024
Type de décision
Arrêt
Mots clés
Redressement judiciaire, Obligation d'avoir une créance vérifiée (non), Désignation de contrôleur, Déclaration de créance
Base légale
Article(s) : 678 - Loi n° 15-95 formant code de commerce promulguée par le dahir n° 1-96-83 du 15 Rabii I 1417 (1 Aout 1996)
Article(s) : 726 - Loi n° 15-95 formant code de commerce promulguée par le dahir n° 1-96-83 du 15 Rabii I 1417 (1 Aout 1996)
Article(s) : 719 - Loi n° 15-95 formant code de commerce promulguée par le dahir n° 1-96-83 du 15 Rabii I 1417 (1 Aout 1996)
Source
Cabinet Bassamat & Laraqui
La Cour d’appel de commerce de Marrakech a jugé que le juge commissaire doit nommer un à trois contrôleurs parmi les créanciers ayant présenté une déclaration de créance, sans condition supplémentaire. Contrairement aux motifs de l’ordonnance contestée, la qualité de contrôleur ne dépend pas de la vérification ou de la reconnaissance définitive de la créance, mais uniquement de la déclaration de créance.
Le rôle du contrôleur est d’assister le syndic dans la vérification des créances et le juge commissaire dans la surveillance de la gestion de l’entreprise. Cette nomination doit être effectuée dès l’ouverture de la procédure afin d’assurer son bon déroulement, conformément aux dispositions du Code de commerce, notamment ses articles 678 et 726.
قضت محكمة الاستئناف التجارية بمراكش بأن القاضي المنتدب ملزم بتعيين مراقب أو أكثر من بين الدائنين الذين يتقدمون بطلب بهذا الشأن، دون اشتراط أي إجراء إضافي سوى تقديم تصريح بالدين. وبالتالي، فإن صفة المراقب لا ترتبط بعملية التحقق من الدين أو الاعتراف به نهائياً، بل تكتسب بمجرد التصريح بالدين وفقاً لأحكام المادتين 678 و726 من مدونة التجارة.
ويتمثل دور المراقب في مساعدة السنديك في عملية التحقق من الديون ومساعدة القاضي المنتدب في مهام الرقابة على تسيير المقاولة. ولهذا، يتعين تعيينه فور فتح المسطرة لضمان حسن سيرها، وذلك وفقاً للقواعد العامة التي تنظم أجهزة المسطرة الجماعية، كما هو منصوص عليه في الكتاب الخامس من مدونة التجارة.
وبما أن الطاعن قد قدم تصريحاً بدينه، فإن القرار المطعون فيه، الذي رفض طلبه بصفته مراقباً، يعتبر خاطئاً. وبناءً عليه، قررت المحكمة إلغاء الأمر المستأنف، وإعادة البت فيه من خلال تعيين البنك المغربي للتجارة والصناعة كمراقب في المسطرة، لمساعدة السنديك في أعماله والقاضي المنتدب في مهمة الرقابة على تسيير المقاولة.
محكمة الاستئناف
حيث انه وخلافا لما جاء بتعليل الامر المستأنف فان القاضي المنتدب يعين واحدا الى ثلاثة مراقبين من بين الدائنين الذين يتقدمون اليه بطلب ، ويمكن أن يكون المراقبون اشخاصا ذاتيين او اعتباريين وفقا للمادة 678 من م ت ولا يستمد الدائن صفة التعيين هذه بتحقيق دينه من قبل القاضي المنتدب وصيرورته نهائيا بل يكفي ان يستدل ببيان التصريح بدينه بدليل ان المراقب يساعد السنديك في تحقيق الديون طبقا للمادة 726 من نفس المدونة وهو ما يفرض على القاضي المنتدب تعيينه قبل شروع السنديك في عملية التحقيق كما أن مهمة المراقب تكمن في مساعدة السنديك في اعماله والقاضي المنتدب في مهمة مراقبة ادارة المقاولة الأمر الذي لا يتأتى الا اذا تم هذا التعيين بمجرد فتح المسطرة ودون استلزام اي شرط أو شكلية معينة والا افرغت هذه المقتضيات من جدواها كما انه بالرجوع لتبويب الكتاب الخامس من م ت يلفى ان الباب الأول من القسم السادس المنظم للقواعد المشتركة للمساطر يتعلق بأجهزة المسطرة ونظم الفصل الأول مؤسسة القاضي المنتدب والفصل الثاني خاص بالسنديك والفصل الثالث للمراقبين بما يفهم منه انه بمجرد فتح احدى المساطر فانه يتم التعجيل بتعيين أجهزة المسطرة بإجراء استعجالي يتوقف عليه تسيير وتسريع عمليات المسطرة وهو ما يفترض أن يتم هذا التعيين بالسرعة اللازمة ودون ربطه باي شكلية معينة باستثناء بيان التصريح بالدين ، وما يزكي ذلك ان المادة 719 وما يليها من م ت تضفي صفة الدائن لكل من وجه تصريحه للسنديك والزم هذا الأخير ايضا بإعلام الدائنين اي ان المشرع أكسبهم هذه الصفة حتى قبل تحقيق ديونهم وقبولها ، ولما كان تابتا من وثائق الملف ان المستأنف قد عضد طلبه ببيان تصريح بالدين فان الامر المطعون فيه الذي قضى بعدم قبول طلبه كمراقب مجانب للصواب وجب الغاؤه والحكم من جديد بتعيين المستأنف مراقبا في المسطرة المساعدة السنديك في اعماله والقاضي المنتدب في مهمة مراقبة ادارة المقاولة
لهذه الأسباب
فإن محكمة الاستئناف التجارية بمراكش وهي تبت علنيا وحضوريا
في الشكل : بقبول الاستئناف في الموضوع بإلغاء الأمر المستأنف والحكم من جديد بتعيين البنك المغربي للتجارة والصناعة مراقبا في المسطرة لمساعدة السنديك في اعماله والقاضي المنتدب في مهمة مراقبة ادارة المقاولة مع تحميله الصائر و بهذا صدر القرار في اليوم والشهر والسنة أعلاه
Considérant que contrairement à ce qui est soutenu dans les motifs de l’ordonnance contestée, le juge commissaire nomme un à trois contrôleurs parmi les créanciers qui se présentent à lui avec une demande.
Les contrôleurs peuvent être des personnes physiques ou morales conformément à l’article 678 du Code de Commerce, et le créancier n’acquiert pas cette qualité de nomination en faisant vérifier sa créance par le juge commissaire ou en la rendant définitive, il suffit qu’il présente une déclaration de créance, preuve que le contrôleur assiste le syndic dans la vérification des créances conformément à l’article 726 du même code.
Ceci impose au juge commissaire de procéder à cette nomination avant que le syndic commence le processus de vérification.
La mission du contrôleur consiste à aider le syndic dans ses tâches et le juge commissaire dans la mission de surveillance de la gestion de l’entreprise, ce qui ne peut être réalisé que si cette nomination est effectuée dès l’ouverture de la procédure et sans nécessiter aucune condition ou formalité particulière, sinon ces dispositions seraient privées de leur effet utile.
En outre, en se référant à la section du cinquième livre du Code de Commerce, il est clair que la première partie de la sixième section, qui régit les règles communes des procédures, concerne les organes de la procédure et que le premier chapitre est dédié au juge commissaire, le deuxième au syndic et le troisième aux contrôleurs, ce qui signifie que dès l’ouverture de l’une des procédures, il est nécessaire de procéder rapidement à la désignation des organes de la procédure par une action urgente, essentielle pour la gestion et l’accélération des opérations de la procédure, et cette désignation doit être faite rapidement et sans être liée à une formalité particulière, à l’exception de la déclaration de la créance, et cela est renforcé par l’article 719 et suivants du Code de Commerce qui confèrent le statut de créancier à celui qui a adressé sa déclaration au syndic, et obligent également ce dernier à informer les créanciers, c’est-à-dire que le législateur leur a accordé ce statut même avant la vérification et l’acceptation de leurs créances.
Étant donné qu’il est établi par les documents du dossier que l’appelant a renforcé sa demande par une déclaration de créance, l’ordonnance contestée qui a rejeté sa demande en tant que contrôleur est erronée et doit être annulée, et il convient de statuer à nouveau pour désigner l’appelant contrôleur dans la procédure pour assister le syndic dans ses tâches et le juge commissaire dans la mission de surveillance de la gestion de l’entreprise.
Pour ces raisons,
La Cour d’appel de commerce de Marrakech, statuant publiquement et en présence des parties,
Sur la forme : accepte l’appel,
Sur le fond : annule l’ordonnance contestée et statuant à nouveau désignant la Banque Marocaine du Commerce et de l’Industrie contrôleur dans la procédure pour assister le syndic dans ses travaux et le juge commissaire dans la mission de surveillance de la gestion de l’entreprise.
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