Réf
45381
Juridiction
Cour de cassation
Pays/Ville
Maroc/Rabat
N° de décision
5/2
Date de décision
02/01/2020
N° de dossier
2018/2/3/204
Type de décision
Arrêt
Chambre
Commerciale
Mots clés
قرارات محكمة النقض, Seuil de la preuve testimoniale, Résiliation du bail, Rejet, Preuve testimoniale, Preuve littérale, Preuve, Paiement, Loyer, Irrecevabilité, Expulsion, Défaut de paiement, Bail commercial
Base légale
Article(s) : 400 - 443 - Dahir du 9 ramadan 1331 (12 août 1913) formant Code des obligations et des contrats
Source
Non publiée
Justifie légalement sa décision la cour d'appel qui, pour condamner le preneur au paiement des arriérés de loyers et prononcer son expulsion, écarte la preuve testimoniale du paiement offerte par ce dernier. Ayant relevé que le montant total des loyers réclamés excédait la somme de 10.000 dirhams, elle en déduit exactement, en application de l'article 443 du Dahir formant Code des obligations et des contrats, que la preuve de l'extinction de l'obligation de paiement ne pouvait être rapportée que par écrit.
محكمة النقض، الغرفة التجارية القسم الثاني، القرار عدد 2/5، الصادر بتاريخ 2020/01/02، في الملف التجاري عدد 2018/2/3/204
بناء على مقال النقض المودع بتاريخ 2017/12/15 من طرف الطالبة المذكورة أعلاه بواسطة نائبها الأستاذ محمد (ص.) الرامي إلى نقض القرار رقم 4341 الصادر بتاريخ 2017/07/26 عن محكمة الاستئناف التجارية بالدار البيضاء في الملف عدد : 2017/8206/2365.
وبناء على المذكرة الجوابية المدلى بها بتاريخ 2019/11/29 من طرف المطلوبة في النقض بواسطة نائبها الأستاذ عبد الكريم (م.) الرامية الى رفض الطلب.
و بناء على الأوراق الأخرى المدلى بها في الملف.
و بناء على قانون المسطرة المدنية المؤرخ في : 28 شتنبر 1974 . كما وقع تعديله وتتميمه.
و بناء على الأمر بالتخلي والإبلاغ الصادر في : 2019/12/12.
و بناء على الإعلام بتعيين القضية في الجلسة العلنية المنعقدة بتاريخ : 2019/01/02.
و بناء على المناداة على الطرفين و من ينوب عنهما وعدم حضورهم.
و بعد تلاوة التقرير من طرف المستشار المقرر السيد محمد الكراوي والاستماع إلى ملاحظات المحامي العام السيد محمد صادق.
و بعد المداولة طبقا للقانون:
حيث يستفاد من مستندات الملف ومن القرار المطعون فيه الصادر عن محكمة الاستئناف التجارية بالدار البيضاء في الملف عدد 2017/8206/2365، أن المطلوبة في النقض السيدة التهامية (ا.) تقدمت بمقال أمام المحكمة التجارية بالرباط تعرض فيه أن الطالبة فتيحة (ع.) تكتري منها محلا تجاريا بسومة قدرها 550 درهم، وأنها توقفت عن أداء الكراء فوجهت لها إنذارا بالأداء والإفراغ في إطار ظهير 24 ماي 1955 بقي بدون جدوى، والتمست الحكم عليها بأدائها لها مبلغ 30.250 درهم واجب كراء المدة من 2012/01/01 الى 2016/07/31، وتعويض عن التماطل قدره 5.000 درهم وفسخ العلاقة الكرائية وإفراغها المحل التجاري الكائن (...) هي ومن يقوم مقامها أو بإذنها. أجابت المدعى عليها بمذكرة جوابية مع مقال مقابل بأن المدعية رفعت دعوى الإفراغ دون احترام أجل 6 أشهر المنصوص عليه في ظهير 1955 وأن الإنذار لا يشير الى اسمها الحقيقي، وأنها تؤدي الكراء بانتظام ولديها شهود لإثبات ذلك والتمست أساسا رفض الطلب الأصلي واحتياطيا استدعاء الشهود لإثبات الأداء، وفي المقال المقابل الحكم ببطلان الإنذار، وبعد إجراء بحث وتعقيب الطرفين، صدر حكم بأداء المدعى لعيها للمدعية مبلغ 31.900 درهم كراء المدة من 2012/01/01 الى 2016/10/31 وإفراغها المحل المدعى فيه هي ومن يقوم مقامها أو بإذنها وعدم قبول المقال المقابل، أيدته محكمة الاستئناف التجارية بقرارها المطلوب نقضه.
حيث تنعى الطاعنة على المحكمة عدم ارتكاز الحكم على أساس، ونقصان التعليل الموازي لانعدامه، بدعوى أنها لم تجب على دفع الطاعنة المتعلق بأداء واجبات الكراء لزوج المطلوبة في النقض، الواقعة التي أكدها الشاهدان المصطفى (ح.) والسيدة حدهم (ه.) المستمع اليهما بجلسة البحث واللذان أفادا بأن ذمة الطاعنة خالية من أي كراء باستثناء كراء شهر يوليوز 2016 الذي ليس ضمن الشهور الواردة بالإنذار، فجاء قرارها ناقص التعليل المعتبر بمثابة انعدامه وغير مرتكز على أساس عرضة للنقض.
لكن حيث إن المحكمة مصدرة القرار المطعون فيه عللت قرارها بشأن الدفع المتعلق بأداء الكراء لزوج المطلوبة في النقض بأن << ادعاء المستأنفة أن زوج المستأنف عليها أقر قضائيا بكونه يتوصل بالوجيبة الكرائية الشهرية طيلة المدة المطلوبة غير ثابت عملا بالفصل 400 من ق ل ع، وأن الحكم عدد 1432 المحتج به من طرف المستأنفة لا يتضمن ما يفيد ذلك ...>> كما عللت قرارها بشأن شهادة الشاهدين المصطفى (ح.) وحدهم (ه.) المستمع اليهما ابتدائيا << بأن الاستماع اليهما لا يستقيم عملا بالفصل 443 من ق ل ع الذي يلزم الإثبات كتابة اذا تجاوز المبلغ المطلوب 10.000 درهم، بالنظر الى أن المبلغ المطلوب سواء المضمن بالإنذار أو موضوع دعوى المستأنف عليها يتجاوز المبلغ المذكور ...>> وهي علل غير منتقدة يستقيم القرار بها وما بأسباب النقض غير جدير بالاعتبار ./.
لهذه الأسباب
قضت محكمة النقض برفض الطلب وتحميل الطاعنة الصائر.
Cour de cassation, Chambre commerciale, Section II, Arrêt n° 5/2, rendu le 02/01/2020, dans le dossier commercial n° 2018/2/3/204
Vu le pourvoi en cassation formé le 15/12/2017 par la demanderesse susmentionnée, par l'intermédiaire de son avocat Maître Mohammed (S.), tendant à la cassation de l'arrêt n° 4341 rendu le 26/07/2017 par la Cour d'appel de commerce de Casablanca dans le dossier n° 2017/8206/2365.
Vu le mémoire en défense produit le 29/11/2019 par la défenderesse au pourvoi, par l'intermédiaire de son avocat Maître Abdelkrim (M.), tendant au rejet du pourvoi.
Vu les autres pièces produites au dossier.
Vu le Code de procédure civile du 28 septembre 1974, tel que modifié et complété.
Vu l'ordonnance de dessaisissement et de communication du 12/12/2019.
Vu l'avis de fixation de l'affaire à l'audience publique du 02/01/2019.
Vu l'appel des parties et de leurs représentants et leur non-comparution.
Après la lecture du rapport par le conseiller rapporteur, Monsieur Mohammed El Karaoui, et l'audition des observations de l'avocat général, Monsieur Mohammed Sadik.
Et après en avoir délibéré conformément à la loi :
Attendu qu'il ressort des pièces du dossier et de l'arrêt attaqué, rendu par la Cour d'appel de commerce de Casablanca dans le dossier n° 2017/8206/2365, que la défenderesse au pourvoi, Madame Tihamia (A.), a saisi le Tribunal de commerce de Rabat d'une requête exposant que la demanderesse au pourvoi, Madame Fatiha (A.), lui loue un local commercial pour un loyer de 550 dirhams, et qu'elle a cessé de payer ledit loyer, ce qui l'a conduite à lui adresser une mise en demeure de payer et de quitter les lieux dans le cadre du dahir du 24 mai 1955, laquelle est restée sans effet ; elle a sollicité sa condamnation à lui payer la somme de 30.250 dirhams au titre des loyers dus pour la période du 01/01/2012 au 31/07/2016, une indemnité pour retard de paiement de 5.000 dirhams, la résiliation du bail et son expulsion du local commercial sis à (...), ainsi que celle de tout occupant de son chef ou avec son autorisation. La défenderesse a répliqué par un mémoire en réponse accompagné d'une demande reconventionnelle, soutenant que la demanderesse avait intenté l'action en expulsion sans respecter le délai de 6 mois prévu par le dahir de 1955, que la mise en demeure n'indiquait pas son nom véritable, et qu'elle payait régulièrement le loyer et disposait de témoins pour le prouver ; elle a conclu, à titre principal, au rejet de la demande principale et, à titre subsidiaire, à la convocation des témoins pour prouver le paiement ; dans sa demande reconventionnelle, elle a sollicité la nullité de la mise en demeure. Après la conduite d'une enquête et l'échange de conclusions entre les parties, un jugement a été rendu condamnant la défenderesse à payer à la demanderesse la somme de 31.900 dirhams au titre des loyers dus pour la période du 01/01/2012 au 31/10/2016 et à son expulsion du local litigieux, ainsi que celle de tout occupant de son chef ou avec son autorisation, et déclarant la demande reconventionnelle irrecevable ; ledit jugement a été confirmé par la Cour d'appel de commerce par son arrêt, objet du présent pourvoi.
Attendu que la demanderesse au pourvoi reproche à l'arrêt le défaut de base légale et le défaut de motifs équivalant à son absence, au motif qu'il n'a pas répondu à l'exception soulevée par la demanderesse au pourvoi relative au paiement des loyers au mari de la défenderesse au pourvoi, fait confirmé par les témoins Mostafa (H.) et Madame Haddhoum (H.), entendus lors de l'audience d'enquête, lesquels ont déclaré que la demanderesse au pourvoi était quitte de tout loyer, à l'exception du loyer du mois de juillet 2016 qui ne figure pas parmi les mois visés par la mise en demeure, en sorte que sa décision, entachée d'un défaut de motifs assimilable à leur absence et dépourvue de base légale, encourt la cassation.
Mais attendu que la cour d'appel, auteur de l'arrêt attaqué, a motivé sa décision concernant l'exception relative au paiement du loyer au mari de la défenderesse au pourvoi en énonçant que << l'allégation de l'appelante selon laquelle le mari de l'intimée aurait reconnu judiciairement percevoir le loyer mensuel durant toute la période réclamée n'est pas établie, en application de l'article 400 du Dahir formant Code des obligations et des contrats, et que le jugement n° 1432 invoqué par l'appelante ne contient aucun élément en ce sens... >> ; qu'elle a également motivé sa décision concernant le témoignage des témoins Mostafa (H.) et Haddhoum (H.), entendus en première instance, << en ce que leur audition n'est pas admissible en application de l'article 443 du Dahir formant Code des obligations et des contrats, lequel exige une preuve par écrit lorsque la somme réclamée excède 10.000 dirhams, dès lors que le montant réclamé, que ce soit dans la mise en demeure ou dans l'objet de la demande de l'intimée, dépasse ladite somme... >> ; que ces motifs, exempts de critique, justifient légalement la décision, et que le moyen n'est pas fondé.
Par ces motifs
La Cour de cassation rejette le pourvoi et condamne la demanderesse aux dépens.
66420
Indemnité d’éviction : La cour d’appel réduit le montant des frais de déménagement en l’estimant disproportionné au regard de la nature de l’activité artisanale du preneur (CA. com. Casablanca 2025)
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Bail commercial : la résiliation du bail est acquise en cas de non-paiement du loyer dans le délai de 15 jours imparti par la sommation de payer (CA. com. Casablanca 2025)
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Calcul de l’indemnité d’éviction : Les déclarations fiscales ne constituent qu’un élément d’appréciation parmi d’autres de la valeur du fonds de commerce (CA. com. Casablanca 2025)
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31/12/2025
Réévaluation de l'indemnité, Indemnité d'éviction, Frais de déménagement, Expertise judiciaire, Contestation de l'expertise, Congé pour usage personnel, Clientèle et réputation commerciale, Calcul du droit au bail, Bail commercial, Appel principal, Appel incident, Améliorations et réparations
66415
Indemnité d’éviction : La cour d’appel confirme l’évaluation de l’expert en l’absence d’éléments probants contraires apportés par les parties (CA. com. Casablanca 2025)
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31/12/2025
Résiliation du bail, Procès-verbal de constat, Preuve de la fermeture continue, Perte de la clientèle et de l'achalandage, Loi 49-16, Fermeture du local supérieure à deux ans, Faisceau d'indices, Éviction du preneur, Bail commercial, Attestation administrative, Absence d'indemnité d'éviction
66412
La notification d’un congé au représentant légal d’une société en dehors de son siège social est valable dès lors que la finalité de l’acte est atteinte par sa réception personnelle (CA. com. Casablanca 2025)
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Indemnité d’éviction : Pouvoir d’appréciation du juge du fond dans l’évaluation des composantes de l’indemnité fixée par l’expert (CA. com. Casablanca 2025)
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