Réf
21102
Juridiction
Cour de cassation
Pays/Ville
Maroc/Rabat
N° de décision
1291
Date de décision
21/12/1999
N° de dossier
non spécifié
Type de décision
Arrêt
Chambre
Sociale
Thème
Mots clés
كتابة الضبط, قبول الاستئناف, شروط الاستئناف, تقديم الاستئناف, استئناف فرعي, Violation de la loi, Recevabilité de l'appel, Dépôt de l'appel, Conditions de forme de l'appel, Appel incident
Base légale
Article(s) : 135 - 141 - Dahir portant loi n° 1-74-447 du 11 ramadan 1394 (28 septembre 1974) approuvant le texte du code de procédure civile (CPC)
Source
Non publiée
L’appel incident est recevable devant la cour d’appel, même s’il n’est pas interjeté devant le greffe du tribunal de première instance. Il peut être formé à tout moment de la procédure devant la cour d’appel, par voie de conclusions en réponse à l’appel principal, et ce, avant l’ordonnance de dessaisissement, sous réserve du paiement des droits de greffe, conformément à l’article 135 du Code de procédure civile.
بمقتضى الفصل 135 من ق.م.م فإنه يحق للمستأنف عليه رفع إستئناف فرعي في كل الأحوال و لو كان قد طلب دون تحفظ تبليغ الحكم و يكون كل إستئناف نتج عن الإستئناف الأصلي مقبول
المجلس الأعلى
( الغرفة الإجتماعية )
قرار عدد 1291 ملف عدد 201/98 صادر بتاريخ 21/12/1999
التعليل:
حيث يستفاد من مستندات الملف ومن القرار المطعون فيه الصادر عن محكمة الاستئناف بمكناس بتاريخ 17/2/98 في الملف 3105/97/5 تحت رقم 464 أن المدعي تقدم بمقال افتتاحي عرض فيه أنه كان يعمل في خدمة المدعى عليه مديرا بفرعها بمكناس مدة 22 سنة إلى أن تعرض للطرد التعسفي في يوليوز 1995 ولذلك التمس الحكم عليها بالمبالغ الواردة فيه.
وبعد الإجراءات المسطرية أصدرت المحكمة الابتدائية بمكناس حكما قضى على المدعى عليها بأدائها للمدعى المبالغ الواردة فيه.
وبعد استئنافه استئنافا أصليا من طرف الأجير واستئنافا فرعيا من طرف المشغلة أصدرت محكمة الاستئناف قرارا قضى بقبول الاستئناف الأصلي وبعد قبول الاستئناف الفرعي وهو القرار المطعون فيه بالنقض من طرف الشركة المحكوم عليها.
في شأن الوسيلة الثانية:
حيث تعيب الطاعنة على القرار خرق الفصول 135 و 141 و 345 من ق.م.م وفساد التعليل الموازي لانعدامه وعدم ارتكاز القرار على أساس ذلك أن محكمة الاستئناف لكي تعتبر هذا الاستئناف الفرعي المقدم من طرف الطاعنة غير مقبول ارتأت أن تعتبر هذا الاستئناف الفرعي لئن أديت عنه الرسوم القضائية فلأنه لم يقدم أمام كتابة ضبط المحكمة المصدرة للحكم المستأنف وفق أحكام الفصل 141 من ق.م.م واعتبرت أن الاستئناف الفرعي يجب أن يخضع لنفس شروط وإجراءات الاستئناف الأصلي وخلافا لما اعتبرته محكمة الاستئناف فإن الفصل 141 من ق.م.م ينظم قواعد تطبيق الاستئناف الأصلي دون الاستئناف الفرعي الذي يخضع نظامه للفصل 135 من ق.م.م ويستفاد من استقراء هذا النص أن الاستئناف الفرعي يرفع مباشرة إلى محكمة الاستئناف أثناء تقديم الاستئناف الأصلي ويقدم الاستئناف الفرعي بواسطة مذكرة جوابية ردا على الاستئناف الأصلي شريطة أن تؤدى عنه الرسوم القضائية ويفيد كذلك الفصل 135 أن الاستئناف الفرعي يقدم في أي وقت خلال عرض المسطرة أمام محكمة الاستئناف وهذا يعني أن الاستئناف الفرعي يجوز تقديمه في كل الأحوال طالما لم تصدر محكمة الاستئناف أمرا بالتخلي وبذلك تكون محكمة الاستئناف قد أساءت تطبيق الفصل 141 من ق.م.م لكونها اعتمدته في غير محله كما خرقت مقتضيات الفصل 135 من نفس القانون مما يعرض القرار للنقض والإبطال.
وحيث ثبت صدق ما نعته الوسيلة على القرار ذلك بمقتضى الفصل 135 من ق.م.م فإنه يحق للمستأنف عليه رفع استئناف فرعي في كل الأحوال ولو كان قد طلب دون تحفظ تبليغ الحكم ويكون كل استئناف نتج عن الاستئناف الأصلي مقبولا في جميع الأحوال غير أنه لا يمكن في أي حالة أن يكون سببا في تأخير الفصل في الاستئناف الأصلي وبذلك يكون القرار المطعون فيه عندما قضى بعدم قبول الاستئناف الفرعي مقدما من طرف الطاعنة بعلة أنه لم يقدم أمام كتابة ضبط المحكمة المصدرة للحكم المستأنف خارقا لمقتضيات الفصل المستدل بخرقه 135 من ق.م.م ومعرضا للنقض والإبطال.
لهذه الأسباب:
قضى المجلس الأعلى بنقض وإبطال القرار المطعون فيه وإحالة القضية على نفس المحكمة للبث فيها من جديد بهيئة أخرى طبقا للقانون وبتحميل المطلوب في النقض الصائر.
كما قرر إثبات قراره هذا بسجلات المحكمة المصدرة له، إثر الحكم المطعون فيه أو بطرته.
Cour Suprême
(Chambre Sociale)
Arrêt numéro 1291 dossier numéro 201/98 rendu le 21/12/1999
Motivation:
Il ressort des pièces du dossier et de l’arrêt attaqué, rendu par la Cour d’appel de Meknès le 17/2/98 dans le dossier 3105/97/5 sous le numéro 464, que le demandeur a introduit une requête introductive d’instance exposant qu’il travaillait au service du défendeur en tant que directeur de sa succursale à Meknès pendant 22 ans, jusqu’à son licenciement abusif en juillet 1995, et a sollicité en conséquence la condamnation de cette dernière aux sommes y figurant.
Après les procédures légales, le Tribunal de première instance de Meknès a rendu un jugement condamnant le défendeur à payer les sommes y figurant au demandeur.
Après l’appel principal interjeté par le salarié et l’appel incident interjeté par l’employeur, la Cour d’appel a rendu un arrêt statuant sur la recevabilité de l’appel principal et la recevabilité de l’appel incident, cet arrêt étant celui attaqué par la société condamnée devant la Cour de cassation.
Concernant le deuxième moyen:
La demanderesse au pourvoi reproche à l’arrêt d’avoir violé les articles 135, 141 et 345 du Code de procédure civile, d’avoir un motif vicié équivalent à son inexistence et de ne pas être fondé sur une base légale, la Cour d’appel ayant, pour considérer irrecevable l’appel incident formé par la demanderesse au pourvoi, estimé que cet appel incident, bien que les droits de greffe aient été acquittés, n’avait pas été interjeté devant le greffe du tribunal ayant rendu le jugement entrepris conformément aux dispositions de l’article 141 du Code de procédure civile, et considéré que l’appel incident devait être soumis aux mêmes conditions et procédures que l’appel principal. Contrairement à l’avis de la Cour d’appel, l’article 141 du Code de procédure civile régit les règles d’application de l’appel principal et non de l’appel incident, dont le régime est régi par l’article 135 du Code de procédure civile. Il ressort de l’interprétation de ce texte que l’appel incident est porté directement devant la Cour d’appel lors de l’introduction de l’appel principal et est présenté par voie de mémoire en réponse à l’appel principal, sous réserve du paiement des droits de greffe. L’article 135 stipule également que l’appel incident peut être présenté à tout moment pendant le déroulement de la procédure devant la Cour d’appel, ce qui signifie que l’appel incident peut être présenté dans tous les cas tant que la Cour d’appel n’a pas rendu d’ordonnance de dessaisissement. Ainsi, la Cour d’appel a fait une mauvaise application de l’article 141 du Code de procédure civile en l’appliquant à tort et a violé les dispositions de l’article 135 du même Code, ce qui expose l’arrêt à la cassation et à l’annulation.
Il s’avère que le moyen reproché à l’arrêt est fondé, car en vertu de l’article 135 du Code de procédure civile, l’intimé a le droit de former un appel incident en toutes circonstances, même s’il a demandé sans réserve la notification du jugement, et tout appel résultant de l’appel principal est recevable en toutes circonstances. Cependant, il ne peut en aucun cas entraîner un retard dans le jugement de l’appel principal. Par conséquent, l’arrêt attaqué, en statuant sur l’irrecevabilité de l’appel incident formé par la demanderesse au pourvoi au motif qu’il n’avait pas été interjeté devant le greffe du tribunal ayant rendu le jugement entrepris, a violé les dispositions de l’article 135 du Code de procédure civile, ce qui l’expose à la cassation et à l’annulation.
Par ces motifs:
La Cour Suprême a cassé et annulé l’arrêt attaqué et a renvoyé l’affaire devant la même Cour, composée d’une autre formation, pour qu’il soit statué à nouveau conformément à la loi, et a mis les dépens à la charge du défendeur au pourvoi.
Il a également été décidé de porter mention du présent arrêt sur les registres du tribunal qui l’a rendu, à la suite ou en marge du jugement attaqué.
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