Réf
35711
Juridiction
Cour de cassation
Pays/Ville
Maroc/Rabat
N° de décision
180
Date de décision
03/02/2011
N° de dossier
2007/3/3/513
Type de décision
Jugement
Chambre
Commerciale
Mots clés
قرارات محكمة النقض, Annulation du jugement d'extension, Appréciation souveraine de la mauvaise foi par les juges du fond, Bonne foi de l'adjudicataire, Défaut de fondement juridique de la vente, Disparition du titre exécutoire, Effet de l'annulation du jugement sur les actes d'exécution, Annulation de vente immobilière, Extension de la liquidation judiciaire au dirigeant, Liquidation judiciaire, Mauvaise foi de l'adjudicataire, Nullité des actes subséquents, Restitution des parties en l'état antérieur, Reventes successives du bien adjugé, Vente aux enchères publiques, Inscription de la vente sur titre foncier, Anéantissement rétroactif
Base légale
Article(s) : 480 - 482 - 484 - Dahir portant loi n° 1-74-447 du 11 ramadan 1394 (28 septembre 1974) approuvant le texte du code de procédure civile (CPC)
Source
Ouvrage : نظام الضمانات المنقولة ومساطر صعوبات المقاولة | Auteur : الدكتور عمر السكتاني | Edition : 16/15 سلسلة قانون الأعمال والممارسة القضائية | Année : 2023
L’anéantissement rétroactif du jugement ayant servi de support juridique à une adjudication sur saisie immobilière entraîne, par voie de conséquence, la nullité de cette dernière. Le principe selon lequel ce qui est nul ne peut produire d’effet trouve ici sa pleine application, rendant sans objet les contestations relatives à la seule régularité formelle de la procédure de vente.
Ainsi, la vente aux enchères d’un bien immobilier appartenant au gérant d’une société, effectuée en vertu d’un jugement ayant étendu à ce dernier la procédure de liquidation judiciaire de la société, se trouve privée de tout fondement légal dès lors que ledit jugement est ultérieurement réformé et le gérant mis hors de cause. L’action en nullité de la vente exercée par le gérant est alors recevable et fondée, distincte de la contestation des opérations de vente elles-mêmes visée par l’article 484 du Code de procédure civile.
La protection attachée à l’inscription sur les titres fonciers ne peut être opposée à l’action en nullité lorsque le titre initial ayant permis la mutation a été lui-même anéanti. La mauvaise foi des acquéreurs successifs peut être souverainement déduite par les juges du fond du rythme accéléré et répété des reventes, traduisant une volonté d’évincer le propriétaire initial.
L’effet de l’annulation du jugement s’étend à toutes les mesures d’exécution qui en découlent, imposant la remise des parties dans leur état antérieur, sans qu’il soit nécessaire que les adjudicataires aient été parties à l’instance ayant abouti à l’annulation du jugement fondant la poursuite.
Est également inopérant l’argument tiré d’un prétendu enrichissement du gérant, dès lors que le prix de vente a bénéficié exclusivement à la société dont le patrimoine est distinct. Enfin, la validité de la procédure n’est pas affectée par la non-mise en cause d’un sous-acquéreur étranger à l’instance.
أكدت محكمة النقض أن إلغاء الحكم القاضي بتمديد مسطرة التصفية القضائية إلى مسير المقاولة يمنحه الحق في المطالبة بإبطال البيع بالمزاد العلني الذي تم على أحد عقاراته، تنفيذاً لذلك الحكم الملغى. وأوضحت المحكمة أن الطعن بالإبطال في هذه الحالة لا يتعلق بإجراءات البيع ذاتها، كما نظمها الفصل 484 من قانون المسطرة المدنية، وإنما بالسند القانوني الذي تأسس عليه البيع، استناداً إلى القاعدة القاضية بأن ما بُني على باطل فهو باطل.
وأضافت المحكمة أنه لا يمكن للمشترين التمسك بحجية التقييد بالرسم العقاري أو الدفع بحسن النية، إذ إن المحكمة استخلصت ضمنياً سوء نيتهم من خلال تتابع وتسارع عمليات إعادة بيع العقار، معتبرة ذلك محاولة لإعاقة المالك الأصلي عن التمسك بحقه في إبطال البيع. وبناءً عليه، قضت المحكمة برفض طلب النقض.
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