Réf
36713
Juridiction
Cour d'appel de commerce
Pays/Ville
Maroc/Casablanca
N° de décision
1473
Date de décision
25/03/2025
N° de dossier
2025/8225/554
Type de décision
Arrêt
Mots clés
Sentence arbitrale, Ordonnance d'exequatur, Irrecevabilité de l'appel, Exequatur, Arbitrage international, Appel, Absence de voie de recours
Base légale
Article(s) : 6 - Dahir n° 1-22-34 du 23 chaoual 1443 (24 mai 2022) portant promulgation de la loi n° 95-17 relative à l’arbitrage et à la médiation conventionnelle
Source
Non publiée
Saisie d’un appel dirigé contre une ordonnance présidentielle octroyant l’exequatur à une sentence arbitrale internationale, la Cour d’appel de commerce de Casablanca déclare ce recours irrecevable.
Pour fonder sa décision, la Cour rappelle la disposition impérative prévue à l’article 6 de la loi n° 95-17 relative à l’arbitrage et à la médiation conventionnelle, selon laquelle aucune voie de recours n’est admise contre l’ordonnance d’exequatur. Elle précise que seul le recours en annulation formé contre la sentence arbitrale elle-même peut indirectement affecter l’ordonnance présidentielle, mais ne saurait légitimer un appel autonome une fois l’exequatur accordé.
Constatant l’interdiction formelle d’un tel appel, explicitement prévue par le législateur, la Cour conclut dès lors à son irrecevabilité, mettant à la charge de l’appelant les dépens afférents à la procédure.
محكمة الاستئناف التجارية بالدار البيضاء
قرار رقم: 1473 بتاريخ 2025/03/25 ملف رقم: 2025/8225/554
باسم جلالة الملك وطبقا للقانون
بناءا على مقال الاستئناف والأمر المستأنف ومستنتجات الطرفين ومجموع الوثائق المدرجة بالملف. واستدعاء الطرفين الجلسة 2025/03/18 وتطبيقا لمقتضيات المادة 19 من قانون المحاكم التجارية والفصول 328 وما يليه و 429 من قانون المسطرة المدنية. وبعد المداولة طبقا للقانون.
بناءا على المقال الاستئنافي الذي تقدمت به المكتب الوطني للكهرباء والماء الصالح للشرب بواسطة نائبها المسجل والمؤداة عنه الرسوم القضائية بتاريخ 2024/12/30 تستأنف بمقتضاه الأمر رقم 1407 الصادر عن المحكمة التجارية بالرباط بتاريخ 2024/11/04 في الملف عدد 2024/8101/1198 والذي قضى بتذييل الحكم التحكيمي الدولي الصادر عن الهيئة التحكيمية المشكلة من محكم وحيد السيد اثينا (ف. ب.) بباريس بتاريخ 22 ماي 2024 بين شركة (ت.). و المكتب الوطني للكهرباء والماء الصالح للشرب بالصيغة التنفيذية ابقاء الصائر على المدعى عليها.
وبناء على مستنتجات النيابة العامة الرامية الى تطبيق القانون.
و بناء على إدراج الملف بعدة جلسات كانت آخرها جلسة 2025/03/18 حضرت الأستاذة الطهري عن الأستاذ عراقي و الأستاذ العمراوي عن الأستاذ بنزكري وأدلى بمذكرة رد تسلمت نسخة للحاضرة والتمست أجل ألفي بالملف مستنتجات النيابة العامة فتقرر اعتبار الملف جاهزا و حجزه للمداولة للنطق بالقرار بجلسة 2025/03/25.
محكمة الاستئناف
حيث يعيب الطاعن على الأمر المستأنف مجانبته للصواب بعدم ارتكازه على أساس قانوني سليم وسوء التعليل وكذا خرق مقتضيات الفصلين 230 و 234 من قانون الالتزامات والعقود.
وحيث إنه بالرجوع الى الأمر المستأنف يتبين أنه قضى بمنح الصيغة التنفيذية للمقرر التحكيمي الصادر بتاريخ 22 ماي 2024 عن الهيئة التحكيمية المشكلة من محكم وحيد وهو السيد » اثينا (ف. ب.) » بين شركة (ت.) والمكتب الوطني للكهرباء والماء الصالح للشرب.
وحيث نصت المادة 6 من قانون 91.17 المتعلق بالتحكيم والوساطة الاتفاقية على أنه » لا يقبل الأمر بمنح الصيغة التنفيذية أي طعن غير أن الطعن بالبطلان في الأحكام التحكيمية يعتبر كذلك طعنا في الأمر بمنح الصيغة التنفيذية ويترتب عنه رفع رئيس المحكمة المختصة يده عنه إذا لم يكم قد أصدر أمره بعد ». وطالما أن رئيس المحكمة قد أصدر أمره مانحا المقرر التحكيمي الصيغة التنفيذية ، فإن الطعن بالاستئناف موضوع الدعوى الحالية يكون غير مؤسس قانونا وبالتالي فإن استئناف الطاعن يكون ماله عدم القبول مع تحميل رافعه الصائر اعتبارا لما آل إليه طعنه.
لهذه الأسباب
تصرح محكمة الاستئناف التجارية بالدار البيضاء وهي تبت علنيا انتهائيا و حضوريا.
في الشكل : بعدم قبول الاستئناف وتحميل الطاعنة الصائر.
وبهذا صدر القرار في اليوم والشهر والسنة أعلاه بنفس الهيئة التي شاركت في المناقشة.
Cour d’appel
Attendu que l’appelant reproche à l’ordonnance entreprise d’avoir méconnu la loi, en ce qu’elle ne serait pas fondée sur une base juridique valable, souffrirait d’une insuffisance de motivation et violerait les dispositions des articles 230 et 234 du Dahir formant Code des obligations et contrats ;
Attendu qu’il ressort de l’examen de l’ordonnance entreprise qu’elle a accordé l’exequatur à la sentence arbitrale rendue le 22 mai 2024 par le tribunal arbitral composé d’un arbitre unique, Madame Athina (F. P.), entre la société (T.) et l’Office national de l’électricité et de l’eau potable ;
Attendu que l’article 6 de la loi n°91-17 relative à l’arbitrage et à la médiation conventionnelle dispose : « L’ordonnance accordant l’exequatur n’est susceptible d’aucun recours. Toutefois, le recours en annulation dirigé contre la sentence arbitrale vaut également recours contre l’ordonnance accordant l’exequatur et entraîne dessaisissement du président du tribunal compétent, s’il n’a pas encore rendu son ordonnance » ; que dès lors que le président du tribunal compétent a déjà rendu son ordonnance octroyant l’exequatur à la sentence arbitrale, l’appel formé dans la présente affaire est dépourvu de tout fondement légal, ce qui entraîne nécessairement son irrecevabilité, les dépens devant être mis à la charge de l’appelant en conséquence du sort réservé à son recours ;
Par ces motifs,
La Cour d’appel de commerce de Casablanca, statuant publiquement, contradictoirement et en dernier ressort,
Déclare l’appel irrecevable en la forme, et condamne l’appelante aux dépens.
Ainsi prononcé l’arrêt, les jour, mois et an susmentionnés, par la même formation ayant participé aux débats.
65488
La demande d’exequatur d’une sentence arbitrale est prématurée en l’absence de preuve de sa notification à la partie adverse (CA. com. Casablanca 2025)
Cour d'appel de commerce
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59147
Bail commercial : la clause d’arbitrage générale et sans exception prévaut sur la clause spéciale prévoyant le recours au juge des référés pour constater l’acquisition de la clause résolutoire (CA. com. Casablanca 2024)
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26/11/2024
59289
Clause compromissoire : la validité d’une clause conclue avant l’entrée en vigueur de la loi n° 95-17 s’apprécie au regard des anciennes dispositions du Code de procédure civile (CA. com. Casablanca 2024)
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02/12/2024
60169
Arbitrage : le refus des arbitres nommément désignés dans une clause compromissoire entraîne sa nullité et la compétence des juridictions étatiques (CA. com. Casablanca 2024)
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30/12/2024
Retour à la compétence des juridictions étatiques, Refus de la mission par les arbitres, Nullité de la clause compromissoire, Expulsion, Désignation nominative des arbitres, Défaut de paiement des loyers, Compétence du juge des référés, Clause résolutoire, Clause compromissoire, Bail commercial, Arbitrage
54985
Convention d’arbitrage international : les moyens tirés de la nullité de la clause compromissoire doivent être soulevés devant l’arbitre et non devant le juge étatique (CA. com. Casablanca 2024)
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06/05/2024
55483
La validité d’une clause d’arbitrage désignant une institution et un siège étrangers n’est pas subordonnée au caractère international du litige (CA. com. Casablanca 2024)
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06/06/2024
56733
Clause d’arbitrage dans un connaissement : l’exception d’arbitrage est valablement opposée à l’assureur subrogé, la contestation de la validité de la clause relevant de la compétence du tribunal arbitral (CA. com. Casablanca 2024)
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56829
Action en annulation d’une sentence arbitrale : Le recours dessaisit le président du tribunal de commerce de la demande d’exequatur (CA. com. Casablanca 2024)
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Arbitrage : Une clause compromissoire conclue avant la loi n° 95-17 est nulle si elle ne désigne pas les arbitres ou les modalités de leur désignation (CA. com. Casablanca 2024)
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26/09/2024