| Ref | Titre | Juridiction | Thème | Date | Résumé |
|---|---|---|---|---|---|
| 36713 | Exequatur d’une sentence arbitrale internationale : L’ordonnance présidentielle accordant l’exequatur est insusceptible de tout recours (CA. com. Casablanca 2025) | Cour d'appel de commerce, Casablanca | Arbitrage, Exequatur | 25/03/2025 | Saisie d’un appel dirigé contre une ordonnance présidentielle octroyant l’exequatur à une sentence arbitrale internationale, la Cour d’appel de commerce de Casablanca déclare ce recours irrecevable. Pour fonder sa décision, la Cour rappelle la disposition impérative prévue à l’article 6 de la loi n° 95-17 relative à l’arbitrage et à la médiation conventionnelle, selon laquelle aucune voie de recours n’est admise contre l’ordonnance d’exequatur. Elle précise que seul le recours en annulation form... Saisie d’un appel dirigé contre une ordonnance présidentielle octroyant l’exequatur à une sentence arbitrale internationale, la Cour d’appel de commerce de Casablanca déclare ce recours irrecevable. Pour fonder sa décision, la Cour rappelle la disposition impérative prévue à l’article 6 de la loi n° 95-17 relative à l’arbitrage et à la médiation conventionnelle, selon laquelle aucune voie de recours n’est admise contre l’ordonnance d’exequatur. Elle précise que seul le recours en annulation formé contre la sentence arbitrale elle-même peut indirectement affecter l’ordonnance présidentielle, mais ne saurait légitimer un appel autonome une fois l’exequatur accordé. Constatant l’interdiction formelle d’un tel appel, explicitement prévue par le législateur, la Cour conclut dès lors à son irrecevabilité, mettant à la charge de l’appelant les dépens afférents à la procédure. |
| 31105 | Honoraires d’arbitrage : Caractère définitif et non susceptible de recours de l’ordonnance présidentielle statuant sur leur montant (CA. com. Casablanca 2016) | Cour d'appel de commerce, Casablanca | Arbitrage, Honoraires et frais d'arbitrage | 05/04/2016 | La cour d’appel de commerce rappelle le caractère définitif de l’ordonnance du président de la juridiction statuant sur le contentieux des honoraires d’arbitrage, conformément à l’article 327-24 du Code de procédure civile. Elle précise que ce texte instaure une fin de non-recevoir d’ordre public à l’encontre de toute voie de recours exercée contre une telle ordonnance. La cour d’appel de commerce rappelle le caractère définitif de l’ordonnance du président de la juridiction statuant sur le contentieux des honoraires d’arbitrage, conformément à l’article 327-24 du Code de procédure civile. Elle précise que ce texte instaure une fin de non-recevoir d’ordre public à l’encontre de toute voie de recours exercée contre une telle ordonnance. Par conséquent, l’appel formé par des arbitres qui contestaient la révision à la baisse de leur rémunération par le premier juge est déclaré irrecevable, la décision attaquée n’étant, par la volonté du législateur, susceptible d’aucune contestation. |
| 19604 | Voies de recours contre la sentence arbitrale : la nature individuelle du litige exclut l’application du régime dérogatoire des conflits collectifs du travail (Cass. soc. 2006) | Cour de cassation, Rabat | Arbitrage, Voies de recours contre la sentence arbitrale | 15/11/2006 | La sentence arbitrale qui statue sur un litige individuel du travail échappe à la compétence de la Cour Suprême. La Haute juridiction juge qu’une telle décision ne peut être contestée sur le fondement de l’article 575 du Code du travail, dont le champ d’application est circonscrit aux seuls conflits collectifs. Relevant dès lors du droit commun de l’arbitrage, régi par l’article 306 et suivants du Code de procédure civile, la sentence se voit opposer le caractère définitif que lui confère l’arti... La sentence arbitrale qui statue sur un litige individuel du travail échappe à la compétence de la Cour Suprême. La Haute juridiction juge qu’une telle décision ne peut être contestée sur le fondement de l’article 575 du Code du travail, dont le champ d’application est circonscrit aux seuls conflits collectifs. Relevant dès lors du droit commun de l’arbitrage, régi par l’article 306 et suivants du Code de procédure civile, la sentence se voit opposer le caractère définitif que lui confère l’article 319 du même code. Aux termes de cette disposition, elle n’est susceptible d’aucune voie de recours, ce qui justifie l’irrecevabilité du pourvoi. |