Jurisprudence
Jurisprudence
Bassamat&laraqui Laraqui
Recherche Index A–Z Index thématique Index législatif
À propos Comité Scientifique Contactez-nous

Mot clé
شرط إسناد الاختصاص

Ref Titre Juridiction Thème Date Résumé
69701 La clause attributive de juridiction stipulée sur des factures non signées est inopposable au débiteur (CA. com. Casablanca 2020) Cour d'appel de commerce, Casablanca Procédure Civile, Compétence 08/10/2020 Saisi d'un appel contre un jugement de condamnation au paiement de factures, la cour d'appel de commerce se prononce sur l'opposabilité d'une clause attributive de juridiction. Le tribunal de commerce avait implicitement écarté l'exception d'incompétence territoriale soulevée par le débiteur. L'appelant contestait la compétence du tribunal saisi en soutenant que la clause, figurant au verso des factures, ne lui était pas opposable. La cour retient que la clause attributive de juridiction n'est v...

Saisi d'un appel contre un jugement de condamnation au paiement de factures, la cour d'appel de commerce se prononce sur l'opposabilité d'une clause attributive de juridiction. Le tribunal de commerce avait implicitement écarté l'exception d'incompétence territoriale soulevée par le débiteur.

L'appelant contestait la compétence du tribunal saisi en soutenant que la clause, figurant au verso des factures, ne lui était pas opposable. La cour retient que la clause attributive de juridiction n'est valable que si elle a été acceptée par la partie à qui on l'oppose.

Elle constate que les factures contenant la clause n'étaient pas signées par le débiteur, tandis que les bons de livraison, bien que signés par ce dernier, ne reproduisaient pas ladite clause. En l'absence de preuve d'une acceptation certaine, la cour juge la clause inopposable et fait application des règles de compétence de droit commun.

Le jugement est par conséquent infirmé, la cour statuant à nouveau déclare le tribunal de commerce de première instance territorialement incompétent et renvoie l'affaire devant la juridiction du lieu du siège social du débiteur.

72278 La clause attributive de juridiction figurant sur une facture est inopposable à la partie qui ne l’a pas signée (CA. com. Casablanca 2019) Cour d'appel de commerce, Casablanca Procédure Civile, Compétence 29/04/2019 La question soumise à la cour d'appel de commerce portait sur l'opposabilité d'une clause attributive de juridiction stipulée au verso de factures commerciales. Le tribunal de commerce s'était déclaré compétent et avait condamné solidairement deux sociétés au paiement d'une créance. Les sociétés appelantes soutenaient que cette clause, non signée par elles, ne leur était pas opposable. La cour retient qu'une clause attributive de juridiction, bien que licite au visa de l'article 12 de la loi ins...

La question soumise à la cour d'appel de commerce portait sur l'opposabilité d'une clause attributive de juridiction stipulée au verso de factures commerciales. Le tribunal de commerce s'était déclaré compétent et avait condamné solidairement deux sociétés au paiement d'une créance. Les sociétés appelantes soutenaient que cette clause, non signée par elles, ne leur était pas opposable. La cour retient qu'une clause attributive de juridiction, bien que licite au visa de l'article 12 de la loi instituant les juridictions de commerce, n'est opposable à la partie contre laquelle elle est invoquée que si elle est revêtue de sa signature. Faute de signature des débitrices sur les factures litigieuses, la cour écarte l'application de la clause et fait retour aux règles de compétence de droit commun désignant le tribunal du siège social des défenderesses. Le jugement est par conséquent infirmé, le tribunal initialement saisi déclaré incompétent et l'affaire renvoyée devant la juridiction compétente.

16034 Crédit-bail et usage professionnel : Inapplicabilité des règles de compétence protectrices du consommateur (CA. com. Casablanca 2012) Cour d'appel de commerce, Casablanca Banque et établissements de crédit, Crédit-bail 29/05/2012 Le contrat de crédit-bail, défini par l’article 431 du Code de commerce comme une opération destinée à un usage professionnel, échappe par sa nature au champ d’application de la loi n° 31-08 relative à la protection du consommateur. La qualité de consommateur, au sens de l’article 2 de ladite loi, ne peut être reconnue au preneur dès lors que le bien est acquis pour les besoins de son activité et non pour un usage personnel. Par conséquent, les règles de compétence territoriale dérogatoires prév...

Le contrat de crédit-bail, défini par l’article 431 du Code de commerce comme une opération destinée à un usage professionnel, échappe par sa nature au champ d’application de la loi n° 31-08 relative à la protection du consommateur. La qualité de consommateur, au sens de l’article 2 de ladite loi, ne peut être reconnue au preneur dès lors que le bien est acquis pour les besoins de son activité et non pour un usage personnel.

Par conséquent, les règles de compétence territoriale dérogatoires prévues par l’article 202 de la loi consumériste sont inapplicables au litige. La compétence est alors régie par la volonté des parties, rendant pleinement valide et opposable la clause attributive de juridiction convenue au contrat.

20838 CCass,26/02/1986,507 Cour de cassation, Rabat Civil, Vente 26/02/1986 Doit être déclaré irrecevable en ce qu'il constitue demande nouvelle de fait et de droit, le moyen tiré de la contestation de la signature invoquée pour la première fois devant la Cour Suprême . Le moyen tiré de l'existence d'un vice caché dans les marchandises vendues ne peut prospérer que s'il intervient dans le cadre d'une action spécifique pour vices rédhibitoire à déposer dans le délai légal après avoir avisé le vendeur.
Doit être déclaré irrecevable en ce qu'il constitue demande nouvelle de fait et de droit, le moyen tiré de la contestation de la signature invoquée pour la première fois devant la Cour Suprême . Le moyen tiré de l'existence d'un vice caché dans les marchandises vendues ne peut prospérer que s'il intervient dans le cadre d'une action spécifique pour vices rédhibitoire à déposer dans le délai légal après avoir avisé le vendeur.
Plus de publications
Recherche Index A–Z Index thématique Index législatif
À propos Comité Scientifique Contactez-nous
2026 © Bassamat & Laraqui. Tous droits réservés.   ·   Conditions d'utilisation
Jurisprudence