| Ref | Titre | Juridiction | Thème | Date | Résumé |
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| 66509 | L’acceptation par le preneur d’une clause d’augmentation de loyer, matérialisée par des paiements successifs, rend le montant révisé obligatoire (CA. com. Casablanca 2025) | Cour d'appel de commerce, Casablanca | Baux, Loyers | 31/12/2025 | Saisi d'un appel portant sur la détermination du montant du loyer dû en exécution d'un bail commercial, la cour d'appel de commerce se prononce sur la force obligatoire de l'exécution volontaire d'une clause de révision. Le tribunal de commerce avait condamné le preneur au paiement des arriérés sur la seule base du loyer initialement stipulé, écartant les majorations ultérieures. Le bailleur soutenait que les augmentations successives, prévues contractuellement, avaient été acceptées par le pren... Saisi d'un appel portant sur la détermination du montant du loyer dû en exécution d'un bail commercial, la cour d'appel de commerce se prononce sur la force obligatoire de l'exécution volontaire d'une clause de révision. Le tribunal de commerce avait condamné le preneur au paiement des arriérés sur la seule base du loyer initialement stipulé, écartant les majorations ultérieures. Le bailleur soutenait que les augmentations successives, prévues contractuellement, avaient été acceptées par le preneur comme en attestaient les paiements réguliers d'un montant supérieur. La cour relève que le contrat, loi des parties au visa de l'article 230 du Dahir des obligations et des contrats, prévoyait expressément une clause de majoration. Elle retient que l'acquiescement du preneur à ces augmentations est irréfutablement établi par les virements bancaires non contestés, qui matérialisent l'exécution de l'accord et rendent le loyer révisé exigible. Le jugement est par conséquent modifié pour rehausser le montant de la condamnation au niveau du dernier loyer effectivement appliqué entre les parties. |
| 56131 | La preuve du paiement des loyers par virements bancaires fait échec à la demande de résiliation du bail commercial pour défaut de paiement (CA. com. Casablanca 2024) | Cour d'appel de commerce, Casablanca | Baux, Obligations du Preneur | 15/07/2024 | Saisi d'un appel contre un jugement prononçant la résiliation d'un bail commercial pour défaut de paiement des loyers, la cour d'appel de commerce se prononce sur la caractérisation du manquement du preneur. Le tribunal de commerce avait fait droit à la demande du bailleur en ordonnant l'expulsion et la condamnation au paiement des arriérés locatifs ainsi que de la taxe de propreté. Le preneur appelant contestait l'état de défaut de paiement, produisant des relevés bancaires attestant du règleme... Saisi d'un appel contre un jugement prononçant la résiliation d'un bail commercial pour défaut de paiement des loyers, la cour d'appel de commerce se prononce sur la caractérisation du manquement du preneur. Le tribunal de commerce avait fait droit à la demande du bailleur en ordonnant l'expulsion et la condamnation au paiement des arriérés locatifs ainsi que de la taxe de propreté. Le preneur appelant contestait l'état de défaut de paiement, produisant des relevés bancaires attestant du règlement des loyers réclamés. La cour relève que les virements effectués par le preneur couvraient l'intégralité des loyers visés par la mise en demeure et ce, avant l'expiration du délai imparti. Elle en déduit que le manquement contractuel n'étant pas établi, la demande de résiliation et d'expulsion est privée de fondement. En revanche, la cour retient que l'obligation de payer la taxe de propreté, stipulée au contrat, restait due par le preneur, justifiant sa condamnation à ce titre. Le jugement est donc infirmé partiellement sur les chefs de résiliation, d'expulsion et de paiement des loyers, mais confirmé quant à la condamnation au titre de la taxe de propreté et des dommages-intérêts y afférents. |
| 44482 | Paiement du loyer : La preuve par virement bancaire est admise en l’absence de clause contractuelle spécifique (Cass. com. 2021) | Cour de cassation, Rabat | Baux, Loyers | 04/11/2021 | En l’absence de clause contractuelle précisant les modalités de paiement du loyer, la preuve de l’extinction de l’obligation du preneur peut être rapportée par tous moyens. Dès lors, justifie légalement sa décision la cour d’appel qui, s’appuyant sur une expertise judiciaire, retient que les virements bancaires effectués au profit du bailleur, dont les montants correspondent aux loyers dus et qui sont inscrits dans la comptabilité régulièrement tenue par le preneur, constituent une preuve suffis... En l’absence de clause contractuelle précisant les modalités de paiement du loyer, la preuve de l’extinction de l’obligation du preneur peut être rapportée par tous moyens. Dès lors, justifie légalement sa décision la cour d’appel qui, s’appuyant sur une expertise judiciaire, retient que les virements bancaires effectués au profit du bailleur, dont les montants correspondent aux loyers dus et qui sont inscrits dans la comptabilité régulièrement tenue par le preneur, constituent une preuve suffisante du paiement. Il incombe au bailleur, qui allègue que ces paiements concernent d’autres transactions commerciales, d’en rapporter la preuve. |