| Ref | Titre | Juridiction | Thème | Date | Résumé |
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| 58267 | Colocation commerciale : La sommation de payer adressée individuellement à chaque preneur est régulière et justifie la résiliation du bail pour défaut de paiement (CA. com. Casablanca 2024) | Cour d'appel de commerce, Casablanca | Baux, Extinction du Contrat | 31/10/2024 | Saisi d'un appel contre un jugement prononçant la résolution d'un bail commercial pour défaut de paiement des loyers et charges, l'appelant contestait la régularité de la mise en demeure et la preuve de certaines créances. Le preneur soutenait principalement que la sommation aurait dû être adressée conjointement aux deux colocataires et non par actes séparés, et que la signification faite à son colocataire absent était irrégulière. La cour d'appel de commerce écarte ce moyen en retenant que ni l... Saisi d'un appel contre un jugement prononçant la résolution d'un bail commercial pour défaut de paiement des loyers et charges, l'appelant contestait la régularité de la mise en demeure et la preuve de certaines créances. Le preneur soutenait principalement que la sommation aurait dû être adressée conjointement aux deux colocataires et non par actes séparés, et que la signification faite à son colocataire absent était irrégulière. La cour d'appel de commerce écarte ce moyen en retenant que ni la loi ni le contrat n'imposent une sommation unique, dès lors que chaque preneur a été valablement informé, et que la signification au local loué, réceptionnée par l'appelant, est régulière. La cour relève également que la bailleresse, à qui le serment décisoire avait été déféré sur des paiements allégués, a juré ne pas avoir reçu les sommes, vidant ainsi le débat sur ce point. En revanche, elle constate que le justificatif de paiement des taxes commerciales produit par la bailleresse ne permet pas de le rattacher aux locaux loués. En conséquence, la cour réforme partiellement le jugement, écarte la condamnation au titre desdites taxes, et le confirme pour le surplus, notamment quant à la résolution du bail et à l'expulsion. |
| 79536 | Est infondée la demande d’arrêt d’exécution pour difficulté soulevée par une partie expressément exclue de la mesure d’expulsion par une décision antérieure (CA. com. Casablanca 2019) | Cour d'appel de commerce, Casablanca | Procédure Civile, Difficultés d'exécution | 05/11/2019 | Saisi d'un appel contre une ordonnance de référé rejetant une demande de sursis à l'exécution d'une mesure d'expulsion, la cour d'appel de commerce examine le bien-fondé d'une difficulté d'exécution soulevée par un tiers à la mesure. L'appelant, colocataire de la société visée par l'expulsion, soutenait être devenu l'unique occupant des lieux et que l'exécution porterait atteinte à ses droits. La cour écarte ce moyen en relevant qu'une précédente décision, revêtue de l'autorité de la chose jugée... Saisi d'un appel contre une ordonnance de référé rejetant une demande de sursis à l'exécution d'une mesure d'expulsion, la cour d'appel de commerce examine le bien-fondé d'une difficulté d'exécution soulevée par un tiers à la mesure. L'appelant, colocataire de la société visée par l'expulsion, soutenait être devenu l'unique occupant des lieux et que l'exécution porterait atteinte à ses droits. La cour écarte ce moyen en relevant qu'une précédente décision, revêtue de l'autorité de la chose jugée en application de l'article 451 du Dahir des obligations et des contrats, avait définitivement établi l'existence d'une colocation. Elle retient en outre qu'une autre décision avait expressément ordonné la poursuite de l'exécution à l'encontre du seul colocataire défaillant, à l'exclusion formelle de l'appelant. La cour en déduit que la procédure en difficulté d'exécution, destinée à prévenir un préjudice, est dépourvue d'objet lorsque les droits de celui qui l'invoque sont déjà préservés par une décision de justice. Faute pour l'appelant de justifier d'un préjudice potentiel, l'ordonnance entreprise est confirmée. |