| Ref | Titre | Juridiction | Thème | Date | Résumé |
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| 65045 | Recours en rétractation : appréciation stricte des conditions de contrariété de jugements et de dol (CA. com. Casablanca 2022) | Cour d'appel de commerce, Casablanca | Procédure Civile, Rétractation | 08/12/2022 | Saisi d'un recours en rétractation fondé sur l'existence de décisions contradictoires, le dol et la contradiction interne des motifs, la cour d'appel de commerce procède à une application stricte des cas d'ouverture prévus par l'article 402 du code de procédure civile. La cour écarte d'abord le moyen tiré de la contrariété de décisions, relevant que l'arrêt antérieur invoqué portait sur une période locative distincte et ne se fondait pas sur les mêmes causes que la décision querellée. Elle rappe... Saisi d'un recours en rétractation fondé sur l'existence de décisions contradictoires, le dol et la contradiction interne des motifs, la cour d'appel de commerce procède à une application stricte des cas d'ouverture prévus par l'article 402 du code de procédure civile. La cour écarte d'abord le moyen tiré de la contrariété de décisions, relevant que l'arrêt antérieur invoqué portait sur une période locative distincte et ne se fondait pas sur les mêmes causes que la décision querellée. Elle rappelle ensuite que le dol, pour justifier la rétractation, doit avoir été découvert postérieurement à la décision attaquée, condition non remplie par le demandeur au recours. La cour juge également que la contradiction alléguée entre les seuls motifs d'un même arrêt, à la supposer établie, ne constitue pas un cas d'ouverture du recours. Elle précise au demeurant qu'aucune contradiction n'était caractérisée, la décision critiquée ayant retenu une faute du preneur dans son inaction à recouvrer la possession des lieux. En conséquence, la cour d'appel de commerce rejette le recours et condamne son auteur au paiement d'une amende civile. |
| 75790 | Recours en rétractation : le dol ne peut être invoqué si les faits prétendument dissimulés étaient connus du demandeur au cours de l’instance (CA. com. Casablanca 2019) | Cour d'appel de commerce, Casablanca | Procédure Civile, Rétractation | 25/07/2019 | Saisie d'un recours en rétractation contre un arrêt confirmant la résiliation d'un bail commercial pour défaut de paiement des loyers, la cour d'appel de commerce se prononce sur la caractérisation du dol processuel. Le preneur, demandeur à la rétractation, soutenait que le bailleur avait frauduleusement dissimulé à la cour le fait que le fonds de commerce était exploité sur plusieurs parcelles immobilières indivisibles, dont une appartenant à un tiers, ce qui rendait l'expulsion matériellement ... Saisie d'un recours en rétractation contre un arrêt confirmant la résiliation d'un bail commercial pour défaut de paiement des loyers, la cour d'appel de commerce se prononce sur la caractérisation du dol processuel. Le preneur, demandeur à la rétractation, soutenait que le bailleur avait frauduleusement dissimulé à la cour le fait que le fonds de commerce était exploité sur plusieurs parcelles immobilières indivisibles, dont une appartenant à un tiers, ce qui rendait l'expulsion matériellement préjudiciable. La cour rappelle que le dol justifiant la rétractation, au sens de l'article 402 du code de procédure civile, suppose la découverte, postérieurement à la décision, d'une manœuvre déterminante qui était ignorée de la partie qui s'en prévaut. Or, la cour relève que le preneur avait lui-même connaissance de cette situation foncière complexe tout au long de l'instance initiale. Elle en déduit qu'un fait qui n'était pas ignoré de la partie qui l'invoque ne saurait constituer un dol découvert après le jugement. Le recours en rétractation est en conséquence rejeté, avec condamnation de son auteur à une amende civile. |