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Continuation du contrat par les héritiers

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69825 Preuve du bail commercial : le défaut de production de l’original d’un acte argué de faux entraîne son exclusion des débats, mais la relation contractuelle peut être établie par d’autres éléments de preuve (CA. com. Casablanca 2020) Cour d'appel de commerce, Casablanca Commercial, Preuve en matière commerciale 19/10/2020 Saisie sur renvoi après cassation, la cour d'appel de commerce se prononce sur l'étendue d'un bail d'exploitation de carrières dont le titre écrit est contesté par une inscription de faux. Le tribunal de commerce avait rejeté la demande des bailleurs en indemnisation pour occupation sans titre de plusieurs parcelles, retenant l'existence d'une relation locative globale. Les appelants soutenaient la nullité du bail pour faux, arguant de l'impossibilité de vérifier la portée de l'acte faute de pro...

Saisie sur renvoi après cassation, la cour d'appel de commerce se prononce sur l'étendue d'un bail d'exploitation de carrières dont le titre écrit est contesté par une inscription de faux. Le tribunal de commerce avait rejeté la demande des bailleurs en indemnisation pour occupation sans titre de plusieurs parcelles, retenant l'existence d'une relation locative globale.

Les appelants soutenaient la nullité du bail pour faux, arguant de l'impossibilité de vérifier la portée de l'acte faute de production de l'original par le preneur. La cour constate d'abord que le défaut de production de l'original du contrat litigieux la contraint à écarter cette pièce des débats et à ne pas statuer sur l'inscription de faux.

Elle retient néanmoins que la relation locative n'est pas contestée dans son principe mais seulement dans son étendue. La cour déduit l'existence d'un bail portant sur l'ensemble des parcelles de plusieurs éléments concordants : l'exploitation continue et non contestée depuis 1982, l'acceptation des loyers par le bailleur originaire puis par ses héritiers, et surtout un aveu judiciaire antérieur des appelants reconnaissant l'existence d'un bail portant sur leurs biens au pluriel.

Dès lors, il incombait aux bailleurs de prouver que la contrepartie financière perçue ne couvrait qu'une partie des biens, preuve qu'ils n'ont pas rapportée. Le jugement de première instance est par conséquent confirmé.

81307 Gérance libre : Les héritiers continuant l’exploitation du fonds de commerce sont tenus des obligations du contrat et doivent prouver le paiement des redevances (CA. com. Casablanca 2019) Cour d'appel de commerce, Casablanca Commercial, Gérance libre 05/12/2019 Saisi d'un appel contre un jugement condamnant des héritiers à exécuter les obligations pécuniaires issues d'un contrat de gérance conclu par leur auteur, la cour d'appel de commerce se prononce sur la transmission des obligations contractuelles et la charge de la preuve du paiement. Le tribunal de commerce avait condamné les héritiers au paiement des redevances impayées. Les appelants contestaient leur qualité à défendre, arguant d'une renonciation à la succession, et soutenaient subsidiairemen...

Saisi d'un appel contre un jugement condamnant des héritiers à exécuter les obligations pécuniaires issues d'un contrat de gérance conclu par leur auteur, la cour d'appel de commerce se prononce sur la transmission des obligations contractuelles et la charge de la preuve du paiement. Le tribunal de commerce avait condamné les héritiers au paiement des redevances impayées. Les appelants contestaient leur qualité à défendre, arguant d'une renonciation à la succession, et soutenaient subsidiairement s'être acquittés de leur dette. La cour écarte le premier moyen en relevant que les héritiers avaient eux-mêmes reconnu la continuation du rapport contractuel après le décès, ce qui, au visa de l'article 229 du dahir des obligations et des contrats, les rend personnellement tenus des obligations qui en découlent. Sur le fond, la cour retient que la preuve du paiement, qui incombe aux débiteurs, n'est pas rapportée, les témoignages produits lors de l'enquête étant jugés imprécis et insuffisants à établir la remise des fonds à la créancière ou à un mandataire habilité. Le jugement est par conséquent confirmé et la cour, faisant droit à la demande additionnelle, condamne en outre les héritiers au paiement des redevances échues en cours d'instance.

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