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Annulation de la commande

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59019 Responsabilité contractuelle pour mauvaise exécution : Le rejet de l’indemnisation pour perte de profit est justifié en l’absence de lien de causalité direct avec l’annulation de la commande du client (CA. com. Casablanca 2024) Cour d'appel de commerce, Casablanca Commercial, Contrats commerciaux 21/11/2024 La cour d'appel de commerce se prononce sur l'étendue de la responsabilité d'un prestataire pour mauvaise exécution de son obligation de traitement de marchandises. Le tribunal de commerce avait condamné le prestataire à indemniser son client pour la valeur des pièces rendues défectueuses, mais avait rejeté la demande de réparation du préjudice né de la perte d'une chance commerciale. L'appelant principal contestait la non-conformité de sa prestation et le caractère contradictoire du jugement, t...

La cour d'appel de commerce se prononce sur l'étendue de la responsabilité d'un prestataire pour mauvaise exécution de son obligation de traitement de marchandises. Le tribunal de commerce avait condamné le prestataire à indemniser son client pour la valeur des pièces rendues défectueuses, mais avait rejeté la demande de réparation du préjudice né de la perte d'une chance commerciale.

L'appelant principal contestait la non-conformité de sa prestation et le caractère contradictoire du jugement, tandis que l'appelant incident sollicitait l'indemnisation de la perte de chance. La cour retient la non-conformité en s'appuyant sur les rapports d'expertise technique, écartant l'argument selon lequel ils ne portaient que sur des échantillons dès lors qu'un constat d'huissier avait établi que l'ensemble du lot était affecté de malfaçons.

Elle juge ensuite qu'il n'existe aucune contradiction dans le jugement, la réparation du dommage matériel direct et celle de la perte de chance relevant de fondements distincts et exigeant la preuve d'un lien de causalité spécifique. Faute pour le client de démontrer que la défectuosité était la cause directe et certaine de l'annulation de sa propre commande par un tiers, la cour écarte la demande d'indemnisation pour perte de chance.

La cour qualifie par ailleurs de simple erreur matérielle, sans incidence sur la validité de la décision, la mention erronée d'une demande reconventionnelle dans le dispositif du jugement. En conséquence, la cour d'appel de commerce rejette les deux recours et confirme le jugement entrepris en toutes ses dispositions.

65108 Annulation de commande : le vendeur ne peut réclamer le paiement intégral de la facture sans prouver avoir effectué une offre réelle de livraison de la marchandise (CA. com. Casablanca 2022) Cour d'appel de commerce, Casablanca Commercial, Contrats commerciaux 15/12/2022 En matière de rupture unilatérale d'un contrat de vente commerciale, la cour d'appel de commerce est saisie de la question de l'étendue de la réparation due au vendeur. Le tribunal de commerce avait condamné le client au paiement de dommages-intérêts pour rupture abusive mais avait rejeté sa demande en paiement du prix de la marchandise. L'appelant, vendeur, soutenait que la rupture fautive du contrat par l'acheteur l'autorisait à réclamer, outre des dommages-intérêts, le paiement intégral du pr...

En matière de rupture unilatérale d'un contrat de vente commerciale, la cour d'appel de commerce est saisie de la question de l'étendue de la réparation due au vendeur. Le tribunal de commerce avait condamné le client au paiement de dommages-intérêts pour rupture abusive mais avait rejeté sa demande en paiement du prix de la marchandise.

L'appelant, vendeur, soutenait que la rupture fautive du contrat par l'acheteur l'autorisait à réclamer, outre des dommages-intérêts, le paiement intégral du prix convenu. La cour retient que si l'annulation de la commande sans motif légitime constitue une faute contractuelle engageant la responsabilité de l'acheteur au visa de l'article 263 du dahir des obligations et des contrats, le droit au paiement du prix est subordonné à la preuve par le vendeur de l'exécution de sa propre obligation de délivrance.

Or, en application de l'article 264 du même dahir, la cour relève que le vendeur n'a pas démontré avoir effectué une offre réelle de livraison de la marchandise confectionnée. Faute de cette preuve, la demande en paiement de la facture ne peut prospérer, le montant des dommages-intérêts alloués en première instance étant jugé suffisant pour réparer le préjudice résultant de la seule rupture fautive.

Le jugement est par conséquent confirmé en toutes ses dispositions.

69773 Une facture d’avoir émise par le vendeur annule la facture et la commande qu’elle couvre, privant de fondement la demande en paiement du prix correspondant (CA. com. Casablanca 2020) Cour d'appel de commerce, Casablanca Commercial, Contrats commerciaux 13/10/2020 Saisi d'un appel contre un jugement condamnant un acheteur au paiement du solde du prix de marchandises, la cour d'appel de commerce se prononce sur la portée juridique d'une facture d'avoir. Le tribunal de commerce avait fait droit à la demande du vendeur en retenant que le refus de l'acheteur de prendre livraison des biens le constituait en demeure. Devant la cour, l'appelant produisait une facture d'avoir émise par le vendeur et portant sur les marchandises litigieuses, soutenant que ce docum...

Saisi d'un appel contre un jugement condamnant un acheteur au paiement du solde du prix de marchandises, la cour d'appel de commerce se prononce sur la portée juridique d'une facture d'avoir. Le tribunal de commerce avait fait droit à la demande du vendeur en retenant que le refus de l'acheteur de prendre livraison des biens le constituait en demeure.

Devant la cour, l'appelant produisait une facture d'avoir émise par le vendeur et portant sur les marchandises litigieuses, soutenant que ce document emportait extinction de sa dette. La cour retient que la facture d'avoir, dont l'authenticité n'est pas contestée par le créancier, a pour effet d'annuler la facture initiale relative aux biens qu'elle vise.

Dès lors, l'émission de cet avoir emportait annulation de la créance du vendeur au titre des marchandises non livrées. La demande en paiement, portant sur un montant inférieur à celui de l'avoir, devenait par conséquent sans fondement.

Le jugement est donc infirmé en ce qu'il avait prononcé la condamnation au paiement, la cour statuant à nouveau pour rejeter la demande.

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