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Contrat de transport : le non-renouvellement à l’échéance, notifié dans le respect du préavis contractuel, ne constitue pas un abus de droit (CA. com. Casablanca 2019) |
Cour d'appel de commerce, Casablanca |
Commercial, Contrats commerciaux |
30/09/2019 |
Saisi d'un appel contre un jugement ayant rejeté une demande de renouvellement forcé d'un contrat de transport, la cour d'appel de commerce se prononce sur le caractère abusif du non-renouvellement à l'échéance du terme. Le tribunal de commerce avait écarté la demande du transporteur, la jugeant non fondée. L'appelant soutenait que la clause compromissoire aurait dû être mise en œuvre préalablement à toute action et que le non-renouvellement était abusif au regard des investissements consentis à... Saisi d'un appel contre un jugement ayant rejeté une demande de renouvellement forcé d'un contrat de transport, la cour d'appel de commerce se prononce sur le caractère abusif du non-renouvellement à l'échéance du terme. Le tribunal de commerce avait écarté la demande du transporteur, la jugeant non fondée. L'appelant soutenait que la clause compromissoire aurait dû être mise en œuvre préalablement à toute action et que le non-renouvellement était abusif au regard des investissements consentis à la demande du client. La cour écarte le moyen tiré de la clause d'arbitrage, retenant que celle-ci vise les litiges d'interprétation ou d'exécution et non l'exercice de la faculté de non-renouvellement expressément prévue au contrat. Elle juge ensuite que le respect scrupuleux par le client des modalités de préavis contractuel exclut toute qualification d'abus de droit. La cour rappelle qu'en application de l'article 230 du dahir des obligations et des contrats, les parties ne sauraient être contraintes de poursuivre une relation contractuelle au-delà du terme convenu, dès lors que la faculté de ne pas renouveler a été exercée de bonne foi et conformément à la loi des parties. Le jugement entrepris est par conséquent confirmé en toutes ses dispositions. |