| 70327 |
Ne peut invoquer une violation de ses droits de la défense l’appelant qui, défaillant en première instance, ne prouve pas avoir déposé la demande d’appel en cause sur laquelle le premier juge aurait omis de statuer (CA. com. Casablanca 2020) |
Cour d'appel de commerce, Casablanca |
Procédure Civile, Appel en cause et intervention volontaire |
05/02/2020 |
L'appelant contestait un jugement ayant prononcé la résiliation d'un bail commercial et son expulsion pour défaut de paiement des loyers. Le tribunal de commerce avait fait droit à la demande du bailleur en condamnant le preneur au paiement des arriérés locatifs et en ordonnant son éviction. Devant la cour, le preneur soulevait la violation de ses droits de la défense, au motif que le premier juge n'aurait pas statué sur une demande d'intervention forcée qu'il prétendait avoir formée à l'encontr... L'appelant contestait un jugement ayant prononcé la résiliation d'un bail commercial et son expulsion pour défaut de paiement des loyers. Le tribunal de commerce avait fait droit à la demande du bailleur en condamnant le preneur au paiement des arriérés locatifs et en ordonnant son éviction. Devant la cour, le preneur soulevait la violation de ses droits de la défense, au motif que le premier juge n'aurait pas statué sur une demande d'intervention forcée qu'il prétendait avoir formée à l'encontre des cessionnaires de son fonds de commerce. La cour d'appel de commerce écarte ce moyen. Elle relève que le preneur, bien que régulièrement convoqué, avait fait défaut en première instance sans constituer avocat. La cour retient surtout que l'appelant ne produit aucun élément de preuve attestant du dépôt effectif de la prétendue demande d'intervention forcée. Dès lors, le jugement entrepris est confirmé en toutes ses dispositions. |